L'illustre historien et académicien René Rémond estime que « Le philosophe a pris la tête d'une nouvelle religion :
l'athéisme, dont il voudrait que l'Etat se fasse le propagateur. Une position « aux antipodes de la laïcité »
Source : Article publié dans LE MONDE le 02 Décembre 2005
Toujours selon le président du CAL : "Centre d'Action Laïque" :
Au lieu d’appeler un chat un chat, l’on se plait à travestir dans le monde francophone le sens propre et noble du terme laïcité, pour l’assimiler toujours sans relache et sans ambages à l’athéisme. Ladite définition ci-dessus doit être celle de l’athéisme tout court, sans nulle allusion à la laïcité, philosophique ou pas. Et pourtant c’est ce sens de la laïcité qui prévaut toujours en France, pour gérer les affaires publiques au grand dépit et au grand mépris de tous les croyants.
Et puis tout culte théiste n’est-il pas également une conception de vie à l'instar de l’athéisme ? Bien sûr que oui. Et il s'agit pour tout fidèle d'une vie qui n’est pas seulement fondée sur l’existence de dieu, mais sur tout le système de valeurs corollaire censé la régir. Tout cela parce que les croyants sont eux, persuadés plutôt que cet univers ne peut être l’œuvre d’un quelconque hasard et que nier l’existence d’un dieu créateur, organisateur, transcendant toute sa création, omnipotent, omniscient et omniprésent, ne résiste pas à l’analyse toute logique de leur esprit. Et pour eux, l’athéisme relève du déraisonnable, et c'est leur droit le plus strict. Une fois de plus,
Sinon c’est la dignité de l’homme que l’on bafoue sans peut-être le savoir. Et n'est nullement lésè tout athée qui ne suporte pas de voir un théiste vivant en toute liberté son culte sur la place publique. C'est plutôt celui-ci qui serait alors victime de l'intolérance d'un tel athée ostraciste.
Les croyants n’admettent au fond d’eux-mêmes que résignés, que les athées les obligent, au nom d’une laïcité travestie et taillée à leur seul goût, à occulter leurs convictions religieuses en public et s’y montrer hypocritement sans rien de ce qui soit susceptible de les distinguer des athées, pour le seul plaisir de ceux-ci. Quand ils s’y plient, pour un intérêt vital ou un autre, c’est avec la pire amertume dans l’âme. Dans certaines entreprises, par exemple, il n’est pas bon de se montrer musulman croyant et pratiquant sous peine de se voir mis à la porte. Et partout le fidèle doit supporter ce regard inquisiteur de l’autre qui le scrute du bas des pieds jusqu’en haut de la tête, parce qu’on a découvert qu’il tient toujours à son culte et qu’il se conforme à ses prescriptions dans sa vie de tous les jours.
Par Mustapha HMIMOU
Si le théisme doit relever de la seule sphère privée, il doit en être de même, en toute logique et en toute justice, de l’athéisme. Qu’est-ce qui reste alors pour la sphère publique ? Toujours rien.
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