L'illustre historien et académicien René Rémond estime que « Le philosophe a pris la tête d'une nouvelle religion :
l'athéisme, dont il voudrait que l'Etat se fasse le propagateur. Une position « aux antipodes de la laïcité »
Source : Article publié dans LE MONDE le 02 Décembre 2005
Pour lire le début de cet article cliquez sur ce lien : le mépris pour la vie humaine.
Quand les premiers musulmans ont atteint nos terres, il y a quatorze siècles, nos ancêtres ont vite cessé de leur opposer toute résistance. Ils ont compris que ces musulmans ne sont pas venus pour occuper nos terres, nous exploiter et nous asservir. Ils ont compris qu’ils sont venus jusqu’à nous porteur d’un message qui, non seulement nous reconnaît notre dignité d’êtres humains, mais qui est de nature à la relever davantage. Il s’agit du culte qui nous enseigne que nous sommes des gens ennoblis par Allah notre Créateur parce que faisant partie de la même humanité issue du même homme et de la même femme à l’origine, et qu’il n’y a nul intermédiaire entre nous et Allah le Créateur, soit le dieu unique de tout le monde. Et que le seul critère pour hiérarchiser les humains auprès d’Allah est la piété, qui est à la portée de tout un chacun pour autant qu’il daigne faire l’effort nécessaire.
- Et votre dieu est un dieu un unique. Pas de divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (verset 163 chap. 2)
- Certes, Nous avons anobli les fils d'Adam (soit toute sa descendance) Nous les avons transportés sur terre et sur mer, les avons pourvus de bonnes choses comme subsistance, et Nous les avons nettement préférés à bon nombre de Nos créatures. (verset 70 chap. 17)
- « Vous les hommes! Nous vous avons créés (tous) d'un mâle et d'une femelle (Adam et Eve), et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus pour que vous entreteniez des relations de bienséance. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur.» ( verset 13 chap. 49)
Grâce aux savants qui accompagnaient ces expéditions missionnaires musulmanes, nos ancêtres ont pris connaissance de tous ces textes coraniques qui abondent dans ce sens. Ils ont remarqué surtout chez ces musulmans une sincère humilité et une vraie modestie. Et comme signe évident de cette vraie humilité parmi nous et qui nous reconnaît dans les faits notre dignité humaine en eux-mêmes, ils ont vite accepté de prendre pour épouses en bonne et du forme des femmes berbères, pour être les mères des êtres les plus chers, les mères de leurs propres enfants. Sont nés alors les premiers métissés Arabo-Berbères comme solide, licite et indéfectible lien humain entre nous et ces musulmans. Ce métissage accepté de bonne grâce de part et d’autre, selon les bonnes règles de la bienséance, était la meilleure preuve que ces musulmans étaient porteurs d’un système de valeurs qui a la plus grande estime pour l’être humain et pour sa vie humaine quelle que soit la couleur de sa peau, son culte et sa culture. Et ils ne sont jamais repartis de chez-nous pour mourir parmi nous et être enterrés dans le même cimetière que nous.
Tout cela pour dire que ces musulmans, grâce à ce système de valeurs dont ils étaient porteurs et bien imbibés, ils ont fondu en nous comme un morceau de sucre dans un grand verre d’eau pour en relever la saveur. Et il en fut ainsi partout où ils sont arrivés avec tous les autres peuples au monde. Et c’est ainsi que ce noble système de valeurs islamique a été accepté et adopté de bonne grâce puis propagé avec fougue par les nouveaux musulmans de Jakarta jusqu’à Rabat et jusqu’à Cordoba en Espagne pendant huit siècles. Et il l’est toujours. L’islam est révélé à l’origine chez les Arabes en Arabie. Et grâce aux nobles valeurs qu’il véhicule, le nombre de musulmans non Arabes a toujours été bien supérieur à celui des Arabes. Et de nos jours nous les musulmans non Arabes nous représentons les quatre cinquièmes de toute la population musulmane.
Qu’en est-il en revanche, des autres envahisseurs de nos terres venus du Nord ? Des Français les plus récents, avec leur système de valeurs imbibé plutôt de relents racistes notoires, il ne reste parmi nous nulle trace humaine. Au lieu de fondre en nous comme un morceau de sucre dans un verre d’eau, à l’instar des musulmans, ils ont plutôt vécu au-dessus de nos têtes comme de l’huile dans un verre d’eau. A l’inverse de l’islam, et selon la fameuse logique du « « White only » qui les animaient, nous n’étions jamais pour ces Français des être humains à part entière, au point de mériter être leurs altère égaux. Pour eux nous n’étions bons que pour l’exploitation et l’asservissement. Forts de notre système de valeurs islamique qui nous dicte que nous sommes plutôt des êtres humains dignes de tout respect, comme les envahisseurs, nous leur avons résisté et fini par les expulser de nos terres.
Il en fut de même de presque toutes les régions du monde envahies par les Européens, trop fiers du teint blanc de leur peau. Ils sont si narcissiques qu’ils n’arrivent pas au fond d’eux-mêmes à se débarrasser de l’idée qui veut qu’ils soient d’une autre race que celle du reste du genre humain. C’est à croire qu’ils représentent le bout de la chaîne d’une hypothétique évolution sélective de l’espèce. Même quand ils font partager aux peuples indigènes leurs convictions religieuses ils ne s’y mêlent nullement et ne s’y fondent nullement, au point qu’ils ne partagent même pas avec eux le même cimetière. Il s’agit là chez ces blancs, du vrai mépris de « ces gens de couleur » et de leur vie parce qu’au fond d’eux-mêmes, ils leur dénient l’appartenance au genre humain.
Comme tout le monde ne le sait que trop bien, cette hideuse logique du « White only » a disséminé les peaux rouges d’Amérique du Nord et a fait parqué les survivants dans des réserves à l’instar des espèces animales en voie de disparition. Elle a fait de même des aborigènes en Australie. Pour le malheur de ces peuples, les musulmans n’étaient pas bons navigateurs afin d’arriver chez eux les premiers. Sinon, les peuples de ces régions ne seraient pas non seulement comme nous des musulmans dignes d’une vie humaine décente, mais auraient été aussi nombreux chez-eux que les Perses, les Berbères, les Turques, les Malais, les Bengalis et tous les autres.
Et c’est cette même logique du « White only » qui, des siècles durant, a fait des noirs d’Afrique du bétail de somme à valeur vénale, expédié par bateaux entiers au nouveau monde, pour servir l’homme blanc. Et tout le monde ne sait que trop bien que la guerre de sécession n’avait affranchi les noirs du Sud agricole, que pour des raisons purement économiques au profit du Nord industriel.
Quand les convaincus de la logique du « White only » parlent des droits de l’homme c’est de l’homme blanc avant tout qu’il s’agit. Quand les intérêts de celui-ci entre conflit avec ceux de l’homme « de couleur », il n’est plus question ni de justice ni de morale ni d’éthique. Ce sont les seuls intérêts de l’homme blanc qui doivent prévaloir contre toute force de la logique et avec la seule et terrible logique de la force à l’appui. Nous en avons vécu et nous en vivons toujours la triste et amère politique qui prévaut au Conseil de Sécurité au sujet de la Palestine , prise en otage par cette terrible logique du « White only » doublée de la non moins terrible logique du « Peuple élu de dieu ». Dans ce Conseil, dominé par les blancs entièrement à la solde des lobbies sionistes, c’est ce triste et inique système de valeurs qui prévaut avec le veto toujours brandi contre toute résolution qui soit de nature à léser ses intérêts ou violer son immunité et son impunité.
Pour bien rendre compte du vrai coupable du mépris de la vie humaine en Palestine, il convient de bien méditer ces propos du général sioniste Moshé Dayan. On lui a demandé s’il n’aurait pas raison de combattre "Israël" s’il était né Palestinien. Parce que trop fier de sa force, de sa puissance et de son appartenance à la race blanche et du prétendu peuple élu de dieu, il a répondu avec la plus grande arrogance et la plus grande insolence, que s’il était Palestinien sûr de détruire Israël il l’aurait combattu. Et que s’il n’en était pas sûr il courberait l’échine et ferait profil bas pour quitter la Palestine et chercher refuge dans un autre pays arabe (sic).
C’est cette logique de la force implacable et féroce, sans loi ni foi, dénuée de tout sens humain et relevant d’un autre système de valeurs bien aux antipodes de celui de l’islam, qui génère chez les jeunes Palestiniens ce que le président du CAL appelle mépris de la vie humaine. Et ni l’islam ni tout autre culte n’y sont pour quoi que ce soit. C’est de cette logique plutôt bien moderne et non pas archaïque, qui génère par ricochet ce mépris de la vie humaine. Et c’est cette conception démoniaque hiérarchisant le genre humain selon la couleur de la peau et la préférence pour l’appartenance biblique à une communauté de sang, que découle l’injustice infernale qui dénie au Palestinien non seulement sa dignité humaine mais son humanité tout court. Et c’est cette logique qui fait de sa victime une simple mécanique, à l’instar d’un pneu qui finit par vous exploser à la figure à force de le gonfler au-delà des capacités de sa résistance à la pression.
Il s’agit là du véritable système de valeurs qui prône la seule logique de la force et qui, à l’inverse du système de valeurs propre à l’islam, a toujours généré un indéniable mépris de l’être humain tout court et de la vie humaine par voie de conséquence. Il s’agit d’un système de valeurs qui a toujours cherché des prétextes pour justifier l’injustifiable, pour justifier que l’homme blanc est l’unique à être du genre humain, et que le reste des « gens » que l’on distingue toujours des blancs par la référence à leur peau, les basanés, les noirs, les peux rouges, les gens de couleur, sont dans les faits indignes d’être qualifiés d’êtres humains. Face aux intérêts du blanc et sa force, ils doivent abdiquer et faire profil bas pour se soumettre de bonne grâce à ses quatre volontés, sinon ce sont des effrontés terroristes.
Un tel système a hélas été toujours propre aux Européens qui n’arrêtent toujours pas de voir dans leur peau blanche un indice probant de race supérieure à tous les gens de couleur. Ils n’osent plus le proclamer, mais c’est ce système de valeurs, basée sur une telle conception raciste qui implicitement anime leurs politiques étrangères. Il s’agit d’un système qui prône la gestion des affaires étrangères sans nulle gêne ni nul scrupule à l’aune des deux poids et deux mesures où ne prévaut en toute priorité que l’intérêt du seul blanc. Selon ces politiques et selon la couleur de leur peau, les gens n’ont pas les mêmes droits et les mêmes devoirs. Les gens de couleur au pouvoir parmi les blancs ou à la tête de l’ONU relève du simple décor pour maquiller ce système de valeurs. Ces gens de couleur se sont avérés par pur opportunisme, plus blancs que les blancs, sinon on les en aurait de suite refoulés.
Quand on vous exècre et quand on vous persécute sans nulle autre raison que le crime de ne pas être né juif sur votre propre terre depuis toujours ; quand pour la même raison on vous arrache manu militari de chez-vous et de votre propre terre pour l’accorder à n’importe quel juif au monde ; quand ce juif venu de n’importe où prend en plus et toujours un malin plaisir à vous faire subir les pires humiliations à tout bout de champ, à vous, à vos parents, à vos grands-parents, à vos frères et sœurs, à votre épouse à vos enfants et à vos voisins ; quand on vous traite comme du bétail sans nul égard moral ou éthique, pourquoi alors vous devez vous embarrasser de morale et d’éthique religieuse ou pas, islamique ou pas, pour vous venger et faire le plus de mal à votre bourreau quand vous le pouvez et que vous en ayez la première occasion. Quand vous lui assénez un bon coup au ventre pour lui faire très mal, allez-vous vous embarrasser de savoir si ses tripes sont innocentes au non ? Il n’y a face à cette logique dénuée de toute humanité nulle morale ni religieuse ni autre à prendre en considération pour y faire face. Pour faire le plus de mal à votre ennemi vous n’aurez alors nul besoin de nulle conception archaïque ou criminelle générée par tel ou tel culte en dehors de la même logique qui anime votre bourreau persécuteur.
Les premières générations de Palestiniens avaient pu faire preuve d’endurance pour encaisser sans trop réagir voire pour fuir. Mais les jeunes d’aujourd’hui sont plus sensibles plus courageux et peut-être plus faibles pour faire preuve de la même endurance. Cette logique de la loi du plus fort et de la loi de l’évolution sélective chère à certains et qui veut que le plus faible soit éliminé pour faire place nette au plus fort pour la survie du genre humain, cette logique fait du faible aussi une simple mécanique sans âme, comme l’ouragan ou le tsunami. A l’action mécanique répond la réaction non moins mécanique ou les notions de morale, d’éthique, de vies humaines et de victimes innocentes n’ont plus nul sens.
Pour finir à ce sujet il convient de bien méditer ces deux témoignages, recueillis par une télé, auprès de deux jeunes Palestiniens à visages cagoulés et projets de bombes humaines, de la branche armée de Fatah. Il s’agit pourtant d’une organisation qu’il doit plaire au président du CAL de qualifier de laïque, parce que l’obédience pour toute religion n’y a pas d’importance. Tous deux, ces jeunes Palestiniens, ont dit qu’ils sont musulmans et qu’après ce qu’ils ont enduré, ils n’hésiteraient pas une seconde à aller se faire exploser dans l’ennemi pour lui faire le plus de mal, même quand ils sont sûrs d’aller de suite en enfer plutôt qu’au paradis.
Et commence l’un d’eux à raconter l’une de ces nombreuses histoires vécues, qui accumulées le long de la vie de certains jeunes, en font des projets de bombes humaines. Il était tout jeune quand avec son père qui conduisait une charrette tirée par un âne pour rejoindre leur champ, ils furent arrêtés à un barrage par des soldats israéliens. L’un d’eux s’avance vers le père et lui demande devant son fils, lequel de lui et de l’âne est le maître et lequel est la bête. Le père ne sachant que trop bien la bonne réponse pour ne pas se voir inutilement molesté, il a répondu « C’est moi-même l’âne et mon maître est celui-ci en désignant le bourricot » Le soldat satisfait de cette soumission à cette première humiliation, d’ajouter qu’il convient alors que chacun du maître et de la bête soit à la bonne place. Et le pauvre père pour s’en sortir au plus vite sans dégât, s’est vite empressé de dételer son « maître » pour le libérer de cette tâche humiliante et s’en charger lui-même à sa place en tirant la charrette. Et pour finir, le soldat s’adresse à l’enfant pour lui dire : « fils de bourricot ! La prochaine fois que ton père ose renverser les rôles c’est à moi qu’il aura affaire » Arrivés au champ, le père et le fils se sont jetés l’un dans les bras de l’autre pour pleurer à chaudes larmes et se consoler mutuellement.
L’autre jeune projet de bombe humaine, raconte qu’à un autre barrage aussi, un soldat a fait descendre tous les passagers palestiniens d’un taxi. Et puis il a remarqué l’un d’eux avec un étui de violon à la main. Il lui a tout de suite enjoint de le poser par terre, le canon de son fusil pointé sur son dos. Il a ensuite demandé à tout le monde de s’en éloigner, et à son propriétaire s’il avait un membre de sa famille avec lui. Le membre de sa famille était ce jeune témoin d’aujourd’hui qui avait sept ans à l’époque. Et le soldat de lui dire : « Fils de chien ! Vas ouvrir l’étui ! » Tout le monde, y compris les passagers palestiniens, a pris peur croyant que le soldat avait deviné qu’il y avait pour de bon une bombe dans l’étui. Et il n’avait nul égard pour la vie de l’enfant, car elle n’est pour lui ni humaine ni innocente, du seul fait qu’il n’est ni blanc ni juif. L’enfant, sûr de ce qu’il y avait dans l’étui de son père, en tire un violon et un archet. Frustré de ne pas avoir eu le plaisir de voir les tripes de l’enfant déchiquetés, le soldat a eu l’idée de se venger par un supplément d’humiliation à infliger à tous ces Palestiniens qu’il sait que de leur coté ils l’exècrent au fond d’eux-mêmes et sont ravis de le voir tourné en rond par cet enfant. Il a demandé alors au père s’il n’est pas par hasard un vrai terroriste déguisé en un musicien imposteur, car les Palestiniens sont loin d’avoir un quelconque goût pour l’art. Pour en avoir le cœur net il lui a demandé de lui jouer un air triste. Le violoniste, la mort dans l’âme, s’est exécuté pour éviter des ennuis. Il l’a arrêté après quelques secondes et lui a demandé de lui jouer un autre air gai cette fois-ci, qui puisse le faire vibrer et danser. L’artiste palestinien, familier des airs chers aux juifs, lui en a joué un, auquel le soldat n’a pu résister et s’est mis à déambuler avec tout son lourd et encombrant accoutrement militaire sur le dos, au point d’avoir fait rire toute l’assistance.
C’est en vivant au quotidien ces humiliations et ces atrocités selon cette inhumaine logique du « White only » doublée de celle du « Peuple élu de dieu » que s’élabore de telles bombes humaines sans nul égard pour telle ou telle religion. La première Palestinienne à se faire exploser devant un marché à Jérusalem était de culte chrétien. Est-ce pour autant que le christianisme est aussi un culte de conceptions archaïques et criminelles générant un mépris de la vie humaine ??? Certes non, pas plus que l’islam. Cette fille était secouriste. Et elle n’en finissait pas à longueur de journées de ramasser des enfants blessés ou tués lors de l’Intifada. Des enfants qui bravant toute peur faisaient face à découvert et à coup de jet de pierres à de puissants et imposants chars. Dans les tourelles de ces tanks made in USA, se trouvent de jeunes juifs venus du monde entier, de la France de la Belgique de la hollande et de partout ailleurs, au nom du « White only » doublé du « Peuple élu de dieu » et qui s’amusaient sans nuls scrupules à faire mouche dans un stand de tir à cibles réelles, vivantes et mouvantes. Et ils faisaient manifestement mouche à leur aise et bien souvent, en atteignant ces enfants chaque fois d’un coup mortel exactement à l’œil. Excédée par la vue à longueur de journée de ces vraies victimes innocentes de ce macabre jeu de tir, ladite fille chrétienne a décidé d’en finir avec sa propre vie au milieu de ces joueurs qui le soir même ont dû laisser l’uniforme à la caserne et se promènent civiles parmi les leurs comme si de rien n’était.
Nous savons bien que pour les adeptes de la logique du « White only » doublée du « Peuple élu de dieu » il ne doit s’agir dans cette réponse à monsieur le président du CAL que de débiles et méprisables jérémiades qui ne doivent en aucun les émouvoir en raison de leurs convictions de race supérieure, qui a pour la cause le plein droit légitime d’humilier et d’écraser les « autres »
Pour tous les épris de justice surtout en Occident, et il y en a beaucoup, la prochaine fois qu’ils voient, n’en déplaise à dieu, l’un de ces projets de bombes humaines exploser quelque part en Palestine, ils doivent se remémorer ces deux témoignages ou voir entre autres ce lien qui ne sont qu’un échantillon de la cruelle réalité vécue par ce peuple. Et ils doivent surtout bien se dire que ce n’est nullement l’islam ou tout autre culte qui génère de tels actes de désespoir, mais c’est bien l’implacable injustice dont sont victimes ces Palestiniens.
Ce qui nous intrigue pourtant, c’est que les prétendus laïcs en Occident et à leur tête monsieur le président du CAL, qui font de grandes vagues et remuent ciel et terre pour faire croire à une prétendue antinomie entre l’islam et la laïcité, ferment très curieusement les yeux sur l’entité sioniste en Palestine :
1. qui est manifestement un Etat fondé sur une religion,
2. installé au nom de la même religion sur la terre de gens d’autres religions,
3. . les en chasse manu militari toujours au nom de la même religion,
4. qui déclare citoyen à part entière toute personne née dans le monde de la même religion,
5. où sont des citoyens de seconde zone ceux qui restent de la population d’origine et qui ne sont pas de la même religion,
6. qui a pour nom le nom d’un prophète on ne peut plus religieux,
7. et qui est gouverné au nom de la religion sans nulle séparation de ce culte du pouvoir.
Est-ce toujours au nom de la même logique du « White only » doublée du « Peuple élu de dieu » que ce qui est licite pour les adeptes de cette religion est illicite pour le reste des gens au monde, quand on admet quand même que ces gens sont aussi des êtres humains ??? N’est-ce pas bien curieux monsieur le président du CAL ??? Avez-vous une réponse à cela ??? Ne nous dites pas qu’il s’agit d’un pays démocratique, L’Afrique du Sud l’était bel et bien aussi ; et pourtant !!!
Mustapha HMIMOU
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