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  • : LA LAÏCITE AUTHENTIQUE.
  • LA LAÏCITE AUTHENTIQUE.
  • : La laïcité authentique est censée préserver la dignité humaine sans nulle discrimination, ni de race ni de culte ni de culture.
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Tous mes articles

1

Les risques du laïcisme. 

2

La conception anti-confessionnelle de la laïcité.

3

La laïcité authentique.

4

L'islamophobie c'est tout comme l'antisémitisme.

5

Les origines historiques du laïcisme en Francee.

6

L’école dite laïque est sous-entendue anti-confessionnelle.

7

L'ECOLE LAÏQUE AUTHENTIQUE.

9

L’athéisme n’est qu’un dogme comme les autres.

10

Ce qui est simple dogme pour l’athée est certitude pour le croyant, et vis versa.

11

La laïcité authentique tient compte de tous les dogmes.

12

La laïcité kidnappée et travestie par les intégristes athéistes.

13

Postulats athéistes à revoir.

14

Pour le musulman, raisonner est une recommandation cultuelle.

15

L'islamophobe doute de ses propres convictions.

16

Les idées athéistes pernicieuses à bannir.

17

La liberté de culte selon l'islam.

18

La laïcité face à une crise en matière de convictions philosophiques.

19

L'intégrisme athéiste à séparer de l'Etat.

20

La confusion entretenue par les intégristes athéistes entre laïcité et athéisme.

21

Athée ne signifie pas démocrate.

22

Les mots qui consolident l'Etat athéiste intégriste et ostraciste.

23

"L'Eglise" des intégristes athéistes non séparée de l'Etat.

24

L’athéisme est une religion.

25

La laïcité face à une crise de valeurs en matière de mœurs.

26

Les intégristes athéistes inquisiteurs avérés.

27

Les intégristes athéistes qui s'improvisent muftis pour les théistes.

28

Les intégristes athéistes victimes d’un excès de narcissisme.

29

Le non dit contre l'islam en Europe.

30

Le terrible complexe du teint blanc..

31

Parole de berbère. 1/2

32

Parole de berbère. (la suite 2/2)

33

Les ennemis de la laïcité se trouvent chez les intégristes parmi les athées et parmi les théistes.

34

Controverses antilaïques et injustifiées sur l'islam .

35

Le non dit contre l'islam en Europe.

36

La liberté d'expression (1/3)

37

 La liberté d'expression (2/3)

38

La liberté d'expression (3/3)  

7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 22:57

      Le président du CAL nous dit : « En effet, la séparation de l’Eglise (en réalité de toutes les églises et cultes) de l’Etat est une exigence minimale de toute démocratie. » Mais il ne se rend pas compte que pour nous les théistes, le CAL en Belgique par exemple, est l’archevêché des multiples « chapelles » exclusives aux athées, et dites dans ce pays maisons de la laïcité, où laïcité est abusivement synonyme d’athéisme.

C’est lui qui m’a écrit ceci pour définir le CAL : « il faut qu’il y ait des cercles comme le vôtre (il fait ici allusion à la mosquée pour les musulmans et l’église pour les chrétiens) où doivent se retrouver les seuls athées pour débattre des sujets qui les intéressent et défendre leurs intérêts communs auprès des autorités publiques, au même titre que les cercles des autres cultes »

De ce fait et selon ses propres dires, le CAL pour les athées est l’équivalent de l’église pour le chrétien. Or ces "églises" et ces "chapelles" athées en France, ne sont à l’évidence nullement séparée de l’Etat. C’est dans ces cercles et de ces cercles que sont issus les autorités de l’Etat. Les athées ainsi au pouvoir d'une manière exclusive, ont-ils besoin de défendre leurs intérêts auprès d’eux-mêmes ? Quel ingénieux euphémisme !

Et ce sont toujours ces "églises" athées en France, fortes de cette prédominance politique, qui se sont toujours arrogé le droit exclusif de définir la laïcité et de la défendre, alors qu’une telle laïcité n’est autre chose que l’athéisme ni plus ni moins. Et pourtant ce pays se targue d’être le champion de la laïcité, quoiqu’il reste pourtant le seul en Europe à être presque en permanence en conflit avec une partie de ses citoyens théistes.

Au fait, dans ce postulat qui exige dans une laïcité la séparation de l’Eglise de l’Etat, il y a vraiment de quoi intriguer la curiosité de toute personne, pour peu qu’elle soit sensée, car il exclue d’une telle séparation « l’église » athée. Il y a ainsi dans cet axiome une injustice flagrante. Et je me demande en effet, qu’est-ce qui a fait que les juifs et les chrétiens en Occident ont toujours accepté et acceptent toujours de bonne grâce un tel axiome ? Très loin de moi la prétention d’être plus intelligent qu’eux, mais il y a là vraiment de quoi s’étonner. 

 L'athée croit à la toute puissance du hasard dans la naissance et la formation de l’univers. Il doit admettre que par ce même hasard, il aurait pu naître juif ou chrétien et non pas athée. Il doit admettre alors avec aisance que ses convictions religieuses théistes seraient de facto en opposition avec l’athéisme, dit ci-haut laïcité philosophique. Et vu que ledit athéisme n’est pas encore considéré comme un culte, si l’on sépare alors l’Etat de tout culte, qu’est-ce qui lui reste attaché ? N’est-ce pas l’athéisme tout court, maquillé en laïcité philosophique et conforme aux seules convictions philosophiques du seul athée ? Ne serait-il pas alors, lui le supposé juif ou chrétien ou musulman, lésé parce que gouverné selon les seules convenances philosophiques de l’athée, qui sont à priori contraires à ses propres convictions de théiste et auxquelles il n’adhère pas ? En réponse à de telles questions et en toute logique, il ne peut dire non. Et en toute logique il doit admettre alors qu'il se sentirait traité dans son propre pays, et avec injustice, comme un citoyen de seconde zone, face à l’athée qui s'y trouverait lui, le seul bien à l’aise dans un Etat tout disposé à ne fonctionner qu’en conformité avec ses seules convenances. 

Je ne sais pas si je peux me faire comprendre au sujet d’un si dur postulat avec lequel tout le monde s’est habitué à normaliser si longtemps. L’athée ne doit pas me sortir alors la laïcité politique comme principe de gouvernance dans un pays dit démocratique où l’athéisme n’est pas aussi séparé de l’Etat. Dans un tel Etat, la laïcité politique n’est que le paravent derrière lequel se cache et gouverne effectivement et d’une main de fer, l’athéisme déguisé en laïcité philosophique. 

 Faut-il le répéter une fois de plus, l’athéisme n’est pour les citoyens théistes qu’un dogme tout comme le théisme l’est pour les athées. L’appeler abusivement et injustement laïcité philosophique, n’y changera rien. Je le répète, nul ne sera jamais à même de prouver d’une manière irréfutable la négation de l’existence de dieu. Il s’agira toujours d’une simple croyance pour tout athée. Pour nous les théistes, il s’agit plutôt d’un refus manifeste de reconnaître une évidence qui s’impose à la raison et à l'intelligence de chaque être humain, et nous sommes obligés de le lui concéder, liberté de conscience oblige. Cependant appeler l’athéisme laïcité philosophique n’en fait et n’en fera jamais une conviction neutre acceptée de bon gré par tout le monde, au point de ne pas le séparer de l’Etat laïc, au même titre que tout autre culte. 

                                                                                 Par Mustapha HMIMOU

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:54

        Réitérons-le, pour les athées comme pour les théistes, toute attitude vis-à-vis de la question de l’existence de dieu, dans un sens ou dans le sens opposé, est certitude pour les uns et simple dogme pour les autres. Les athées sont de ce fait, libres de ne pas considérer l’athéisme comme une simple religion. Mais ne leur en déplaise, leurs concitoyens théistes sont aussi libres pour considérer l’agnosticisme et l’athéisme comme de simples religions.

 

Il s’agit pour nous de tous les paganismes corollaires possibles, à savoir le culte du tout puissant dieu hasard, créateur omniscient et omnipotent ; le culte de la sainte et divine évolution sélective réparatrice de tous les torts de la non moins divine nature, par l’élimination de ses éléments avérés faibles pour faire place nette à ses seuls éléments forts; le culte de la sainte raison matérialiste qui ne jure que par le saint perceptible au mépris de toute réalité imperceptible ; et le culte du plaisir tout azimuts sans frein ni limites à part ce que les gens s'entendent par eux mêmes à prohiber ou à incriminer pour le moment jusqu'à nouvel ordre. Il s'agit du culte de la morale toute relative puisque humaine qui peut évoluer dans un sens ou dans un autre, selon les seuls aléas de l'unique expérience humaine. En d'autres termes c'est le dieu homme de toute époque qui, fort de son expérience, décide de ce qui doit rester immorale ou pas, si bien que ce qui est immorale aujourd'hui peut ne plus l'être dans l'avenir et vis versa. Si demain il y aura par exemple une force associative dotée d'un appui politique pour déculpabiliser l’inceste entre adultes, il n’y aura pour l’athée nulle autre morale à caractère absolu et d’aucune sorte, qui soit de nature à s’y opposer.

        Une religion en l’occurrence, n’a besoin ni de prophète ni de livre sacré ni même d’église ou de clergé. Il y a dans le monde une infinité de cultes païens sans prophète ni livre sacré ni église ni clergé. Et pourtant se sont des religions.

 

    A ce sujet, convient-il de le répéter et de le marteler, pour les théistes la négation de l’existence de dieu n’est qu’un simple dogme. Et c’est leur droit le plus strict de penser ce qu’ils veulent. Il importe peu alors que les athées ne soient pas d’accord. En matière de déité, ils n’ont nul droit d’imposer leur point de vue, à leurs concitoyens théistes.

    C’est ainsi que tout dogme en matière de déité, quel qu’il soit, y compris la négation de l’existence de dieu, suffit pour faire une religion et un culte. Et en découle, comme le dit si bien le président du CAL, « une conception de la vie » Il doit s’agir d’un mode de vie corollaire, particulier et en plusieurs points propre au seul athée et différent de celui du théiste.

     Il n’y a alors, nulle raison pour qu’un tel mode de vie soit imposé aux citoyens théistes. Et il n’y a, par conséquent, nulle autre raison pour que l’athéisme, combien même dit trompeusement laïcité philosophique, ne soit pas aussi séparé de l’Etat au même titre que toutes les autres religions.  

 Le même président du CAL considère à très juste titre qu’une telle séparation « comme une exigence minimale de toute démocratie. » Et il ajoute que : « C’est ainsi que seul l’état laïque (et laïcité est ainsi entendue dans son sens politique d’impartialité) peut garantir une véritable liberté religieuse… » Ceci est dans une large mesure encore et heureusement vrai par exemple en Belgique et en Grande Bretagne où l’athéisme se trouve dans une large mesure à égale distance de l’Etat que les autres cultes.

    Et quand le président du CAL nous dit : « C’est ainsi que seul l’état laïque (et laïcité est ainsi entendue dans son sens politique d’impartialité) peut garantir une véritable liberté religieuse évidemment impossible dans un Etat connoté catholique, musulman, israélite, hindouiste, ou tout ce que vous voudrez,»,  il omet d’ajouter à sa liste l’Etat connoté athée ou agnostique, comme dans l’ex-bloc communiste par exemple, où une telle liberté religieuse s’est également trouvée malmenée et affreusement brimée.

 

Et quand il argue : « ...puisque dans un état religieusement orienté,… », il convient de préciser que tout Etat connoté athée ou agnostique est tout autant religieusement orienté. Et une fois de plus quand il termine sa phrase en disant : « …les citoyens qui ne partagent pas les convictions de la religion dominante, se trouvent ipso facto dans un statut d’infériorité », il convient d’ajouter avec force que c’est manifestement le cas des croyants théistes, quand la religion dominante dans l’Etat est l’athéisme.

 

       Avec ces ajouts intercalant les phrases du texte du président du CAL, l’on se rend compte alors, combien la France par exemple, qui s’est toujours proclamée laïque, est dans les faits et dans une certaine mesure, connotée d’une religion qui ne dit pas son nom, à savoir l’athéisme, maquillé par la trompeuse expression laïcité philosophique.

 

            La laïcité philosophique est définie par le président du CAL en des termes qui ne laissent nul doute qu’il s’agit de l’athéisme ni plus ni moins. Voilà ce qu’il en dit : « Dans un second sens, la laïcité philosophique est une conception de vie, dégagée de tous fondements dogmatiques ou religieux, soit parce que les laïques sont persuadés que les dieux sont des créations imaginaires dépourvues de réalités, soit qu'ils doutent de Dieu (et de tous les dieux) sans avoir aucune certitude. » Il se trahit en affirmant une telle définition de la laïcité philosophique.

 

        De quelle droit alors les athées osent vouloir imposer aux citoyens théistes  une telle conception de la vie connotée athée et dite fallacieusement laïcité,??? L’imposer à la partie des citoyens théistes, qui doivent jouir du plein droit de ne pas la partager avec les athées et qui ont plutôt une toute autre conception de la vie empreinte elle, plutôt de fondements religieux, n’est pas seulement contraire à liberté de culte, prônée par la laïcité proprement dite, mais relève plutôt et manifestement d’un certain  fascisme. Et le mot fascisme ici, ne me semble ni trop fort ni exagéré pour tout théiste qui aspire à respirer de l’air libre parmi ses concitoyens athées et dans son propre pays. 

                                                             Par Mustapha HMIMOU

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 20:49

     Le vif débat sur la laïcité en Occident cache une crise de valeurs en matière de mœurs, démasquée chez bon nombre d’Européens par l’apparition du port du voile. En effet, ce n’est pas l’éclosion de l’islam qui a déclenché en Europe ce débat. Ce qui l’y a soulevé c’est plutôt l’apparition de l’habit pudique de la musulmane, toujours réduit dans les médias au seul port du voile sur la tête. La cause en est la conception de la femme diamétralement opposée dans deux cultures, à savoir celle imbibée de valeurs religieuses encore vivace dans l’Orient d’une part et celle profane et hédoniste en vogue en Occident depuis la révolution française en 1789 et entérinée une fois pour toute depuis mai 1968. 

     Sur ce point très sensible, le choc entre ces deux cultures soulève chez bon nombre d’Européens et surtout chez des Français, une réelle crise de valeurs en matière de mœurs. Eux, qui se prennent pour les mieux placés au monde pour donner en tout des leçons au reste de l’humanité, n’admettent pas que des gens du Sud, sous développés au point de venir jusque chez eux en quête de leurs gagne-pain, viennent leur en donner d’une manière si ostentatoire à propos de la femme, via leur système de valeurs religieux.  

Les Européens se sont toujours complus dans leur complexe de supériorité en tout, vis-à-vis de ces gens du Sud. Mais avec l’apparition du voile islamique, venu de ce même Sud tant méprisé, ils se sont sentis pour une fois au moins, très mal à l’aise dans un complexe d’infériorité en matière de mœurs vis-à-vis de ces mêmes gens pris toujours pour des subordonnés et des éternels élèves mineurs, tout juste bons pour recevoir toujours des leçon, sans jamais en donner aux autres et surtout aux Européens en quoi que ce soit. Et ils supportent mal que ces « goujats nés » se présentent à eux et sur leur propre sol en maîtres donneurs de leçons en matière de mœurs ; surtout sur un point très sensible, à savoir la femme.   

 

Entre une culture où la femme en habit pudique, est voulue digne et respectable d’une part, et une autre culture qui admet en toute légalité que la femme s’expose toute nue en vitrine ou fasse le trottoire ou s’emploie comme rabatteuse de clients dans un bar, pour vivre ainsi de sa propre chair d’autre part, il y a en effet un hiatus en matière de mœurs que les Européens vivent très mal et n’admettent pas. Et au lieu de revoir leur propre conception de la femme ou se résigner à l’admettre sans rechigner, ils tiennent plutôt à ce que ces gens du Sud s’alignent de gré ou de force sur la leur. Ils défendent une telle injustice sous la bannière d’une laïcité travestie et qui se trouve pour la cause aux antipodes de toute laïcité authentique.  

 

Selon toute conception religieuse, la femme est avant tout la mère dont est issu tout être humain. Et en matière de mœurs le fidèle n’admet pas pour toute autre femme, quel que soit son âge, ce qu’il n’admet pas pour sa propre mère. Pour lui, toute fille d’aujourd’hui est une mère à venir. Et il conçoit que ses enfants futurs, une fois venus au monde, aimeraient se trouver dans une société qui avait su préserver la dignité de leur mère. Quoi de plus noble en matière de droits de l’homme pour des être humains qui ne sont pas encore nés ???   

 

Il faut dire au passage, qu’il y a au fond de chaque homme et chaque femme, athée et théiste, une saine nature humaine qui doit éprouver le plus grand respect pour cette conception religieuse de la femme. Et c’est ce sentiment chez l’adepte de la conception profane, qui est à l’origine de ce conflit interne, que j’appelle ici une crise de valeurs en matière de mœurs.   

 

Du fait de cette conception religieuse de la femme, la famille est la cellule centrale dans la société où toute femme est perçue comme la mère ou la mère à venir, la sœur, l’épouse ou l’épouse à venir et la fille. Cela ce traduit ipso facto par une sexualité religieusement régulée. Ladite sexualité n’est admise que dans le strict cadre du mariage légal. Il s’agit d’une sexualité restreinte au seul couple conjugal, censée au moins garantir ainsi à chaque futur né le sacré droit de bien connaître sa vraie filiation paternelle, soit ce bout par lequel il appartient au genre humain.

 

La conception profane et hédoniste de la femme, prétend en revanche, que la famille n’a rien d’une institution dictée par un quelconque Ciel via « d’hypothétiques messagers divins ». Il ne s’agit pour eux que d’une simple œuvre humaine. Elle n’a donc rien de sacré. Selon la même conception, tôt ou tard ne sera plus par exemple, sacré tout lien familial du premier degré censé prohiber tout rapport sexuel. Le connotation péjorative des rapports incestueux est de ce fait, tôt ou tard condamnée à disparaître comme le fut celle de l’homosexualité et de la mère célibataire. Selon cette conception matérialiste des mœurs, il n’y a nulle raison pour que ce qui était fait par l’homme d’hier en matière de mœurs, soit défait par l’homme d’aujourd’hui et celui de demain. Ainsi toute régulation de la sexualité n’est qu’œuvre profane susceptible d’être allégrement modifiée. 

 

A la faveur d’une société où l’hédoniste machiste est roi, la femme chosifiée pour la cause, y est allégrement assimilée à l’argent et l’alcool comme objets de plaisir par excellence. L’argent, l’alcool et les femmes doivent y constituer la sacrée trinité à la quelle est rendu le culte exclusif. 

 

Dans une telle société, la femme est libre de faire de son corps ce qu’elle veut et d’en jouir comme il lui plait d’en jouir sans nulle restriction de n’importe quel ordre, et sans nul souci pour le « sacré » droit d’éventuels enfants à venir pour connaître leur vraie filiation.

La femme ne doit pas sacrifier son bon plaisir sexuel pour un tel droit « à priori d’ordre religieux ». Elle y est perçue en tout et pour tout comme une simple « boule  de chair » qui n’a de souci majeur que pour ces rondeurs, allumée et allumeuse, pour séduire et jouir. Une militante pour une telle conception profane de la femme, bien en vue en France, a déclaré à la télé en réaction à l’apparition répandue du voile dans son pays, qu’elle a milité toute sa vie pour qu’il n’y ait plus de filles vierges avant le mariage (sic) 

 

La même militante s’est insurgée pour crier au scandale et accuser le Pape feu Jean Paul II de non assistance à personne en danger, lorsque selon la conception religieuse de la femme et de sa sexualité, le souverain pontife a prêché au Nigeria la chasteté hors mariage et la fidélité dans le mariage, comme mesures préventives contre le fléau du SIDA. Selon cette noble conception, c’est la conduite sexuelle régentée par les prescriptions cultuelles qui est censée régler entre autres ce problème. A l’opposée de cette attitude de l’Eglise et de toute autre religion dite monothéiste, la conception profane de la femme, défendue par les irréligieux, prêche plutôt la liberté sexuelle tous azimuts, avec l’usage du préservatif comme moyen de prévention contre le SIDA. Il s’agit là, de deux systèmes de valeurs qui montrent à l’évidence qu’en matière de mœurs, au centre desquelles se trouve la femme, les théistes et les athées n’ont pas du tout les mêmes valeurs en Occident même.  

 

Reste à dire et affirmer alors que les athées sont libres de croire ce qui leur plait de croire quitte à ne pas imposer leurs conceptions des choses aux théistes. 

 

Et quand un athée m’écrit : « Les personnes sceptiques à l’égard de la religion ou incrédules par rapport aux divinités peuvent être également très préoccupées des valeurs humanistes et défendre des valeurs morales. Les droits de l’Homme doivent beaucoup à des auteurs et des personnalités complètement détachées de la religion, celle-ci n’a pas le monopole des valeurs ! » il reconnaît d’abord et à priori qu’en raison de l’enseignement des religions, les théistes se préoccupent des valeurs humanistes et morales, et puis il éprouve le besoin de nous assurer que les athées ont les mêmes préoccupations, chose que pour nous est une évidence. Mais c’est ce que nous appelons ici une crise de valeurs en matière de mœurs chez une partie des Européens, sinon il ne se serait pas défendu ainsi.

 

Le mouvement ou l’association « ni putes ni soumises » en choisissant ce titre à caractère défensif trahit chez ces femmes Européennes la même crise. Cela trahit un certain complexe chez surtout les athées d’entre eux face aux nobles valeurs défendues par toutes les religions. Et ils craignent que les théistes ne les accusent d’immoralité.  

 

Ce qu’il faut dire, loin de tout choc des civilisations et de tout conflit intercommunautaire, la culture orientale et celle occidentale sont condamnées à vivre ensemble. Autant faire un effort surtout de la part des Occidentaux qui vivent une telle crise de valeurs en matière de mœurs, pour vivre en paix et sans complexes vis-à-vis de l’autre parmi eux. A chacun sa façon de vivre sa vie dans le cadre d’un respect mutuel. Telle est la laïcité au sens propre et noble du terme.  

                                                    Par Mustapha HMIMOU 

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 14:07

L’islam est vécu par le fidèle seconde par seconde. Il concerne presque tous les domaines et tous les aspects de sa vie. Il régit la vie du musulman de la naissance et bien avant, jusqu’à la mort et bien après. Je sais que tout cela le non musulman n’en a cure. Il peut même considérer que ce ne sont là que de simples aliénations superflues qui n’ont nulle raison d’exister, et c’est son droit le plus strict.

 

Mais je prends la peine de lui en faire part juste pour lui signifier ceci : Le musulman, hormis l'integriste,  a assez de quoi s’occuper dans sa propre religion pour ne pas avoir ni le temps ni l’insolence ni l’impudence d’aller fouiner en inquisiteur dans les religions des autres ou juger les autres ou s’amuser à discréditer les cultes des autres ou vilipender et fustiger les autres. 

 

En est-il de même des athées par exemple ??? Dans la plupart des sites athées dit fallacieusement laïc, il n’est question en grande partie que de l’islam et ses prétendus travers en dehors des autres cultes, sans rien de consistant ni d’instructif ni d’édifiant sur l’athéisme lui-même. Le novice qui les ouvre par curiosité pour s’informer sur l’athéisme signalé toujours fallacieusement laïcité, non seulement ne trouve rien de probant sur le dogme niant l’existence de dieu, mais se trouve ipso facto monté contre l’islam. C’est à croire que pour être un bon athée il suffit d’être anti-musulman et anti-confessionnel. Et c’est vraiment dommage.  

 

De ce fait, bon nombre des visiteurs de ces sites athées, ont été dirigés sur les sites islamiques grâce justement aux invectives anti-islamiques qui y pullulent. Sans vraiment le vouloir, quand, par chance, ils ne tombent sur des sites integristes, ils se sont trouvés ainsi orientés pour aller boire à la source et en avoir le cœur net. Et à la source, ces néophytes s’étonnent souvent sinon toujours, de voir que les assertions véreuses contre l’islam et les musulmans lus dans certains sites dits laïcs pour ne pas dire athées, sont contraires à la vérité. 

 

L’athéisme est-il si exsangue et sans nulle substance propre ??? Est-il une coquille si creuse et si vide ??? Est-il si désolant que pour y retenir ses adeptes et avoir de nouvelles recrues ne trouve que l’invective contre l’islam et contre les musulmans afin de les empêcher d’aller s’enquérir de la vérité sur ce culte ??? Est-ce enfin, cela la noble mission de l’authentique laïcité que les athées prétendent être les plus grands sinon les uniques défenseurs ??? La laïcité est-elle censée inciter à la haine contre les musulmans et attiser le mépris de leur culte ??? Est-elle censée favoriser une atmosphère belliqueuse entre les différentes communautés religieuses et philosophiques ou plutôt favoriser entre elles une atmosphère de cohabitation et de coexistences pacifiques ??? 

 

Nous vouons le plus grand respect aux athées et nous reconnaissons leur droit tout naturel à leurs convictions philosophiques qui sont bien sûr contraires à tout théisme. Mais ils doivent nous vouer le même respect et nous reconnaître le même droit à la différence en matière de convictions religieuses.

                                                   Par Mustapha HMIMOU

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 22:13

        Le président du CAL nous écrit ceci : « Au-delà des croyances des uns et des autres, il convient de chercher ce qui nous unit, dans la tolérance. Il ne nous revient absolument pas de dire à un musulman comment vivre l’islam. » Et pourtant c’est ce que bon nombre d’athées n’arrêtent pas de faire. A croire qu’ils sont devenus des muftis pour les musulmans.

   Que veut dire la fameuse innovation que les athées appellent : « l’islam de France », sinon l’islam tel qu’il leur plait de le dicter à leurs concitoyens musulmans ??? Les juifs et les chrétiens ont toujours vécu chez eux en terre de l’islam et durant voilà quatorze siècles, sans que jamais nul musulman ne se soit permis de leur y dicter un judaïsme de Tunisie ou un christianisme d’Egypte ou de Syrie.

   C’est le comble de l’impudence, de l’insolence, de l’arrogance et de l’irrespect de la dignité humaine, quand un athée qui se moque bien de toute religion, se permet pourtant de dicter à un théiste, juif soit-il ou chrétien ou musulman, comment vivre son culte. C’est vraiment le prendre d’en haut avec le plus grand mépris. 

    Et le même président du CAL confirme ce que je viens de développer quand lui, qui est athée, se permet de dire, à nous tous les théistes et sans nulle gêne : « Toutes les religions véhiculent le meilleur et le pire » Et puis il se montre assez « gentil » pour jeter une fleur aux musulmans en ajoutant : « Et les excès les plus insupportables de l’Islam sont de la même eau que ceux commis au nom d’autres religions, en d’autre temps (pas forcément lointain) et d’autres lieux. » 

 

 Qui est-il au-dessus de nos têtes nous les théistes, pour se permettre de nous juger et juger nos cultes, en nous donnant des leçons de bonne conduite ? Du fait de son athéisme il se conduit comme un citoyen bien privilégié et tuteur des gens théistes.

 

Avec ces mêmes propos, il se montre bien fidèle à ce complexe de supériorité dont je viens de parler et qui tourne la tête à bon nombre d’athées à l’égard des théistes. Ces propos ne sont-ils pas plutôt contraires aux nobles principes qu’il prétend  défendre ??? Ne sont-ils pas manifestement de nature à diviser les citoyens d’un même pays et à bien cultiver et assoire l’intolérance des athées contre les théistes ??? Ne sont-ils pas les mêmes propos qui ont conduit aux multiples pogromes et à la très triste Choa contre les juifs en Europe ??? 

 

Et c’est à cause de ce débile complexe de supériorité vis-à-vis des théistes que des athées se permettent sans vergogne de s’improviser même muftis de tous les cultes et de l’islam en particulier, afin de les nettoyer de leurs supposés excès. Et c’est de ces supposés et hypothétiques excès, qui ne se trouvent que dans l’esprit de ces athées, qu’il est toujours question dans presque tous leurs discours, dans leurs sites, dans leurs écrits et dans les médias où ils ont la main mise.

 

Et c’est avec ce même complexe que leurs compères, qui étaient les seuls au pouvoir dans le bloc communiste totalitaire, se sont permis de persécuter tous les fidèles de tous les cultes en vue d’y éradiquer toutes les religions, à la gloire de l’hégémonie du seul athéisme. Y a-t-il dans les faits avérés, des excès plus insupportables commis plutôt au nom de l’athéisme, et non pas de l’islam ou de tout autre culte ???

 

En réponse à ces propos inquisiteurs et injurieux ci-haut, est-ce dans le monde musulman qu’ont eu lieu les pogromes, les génocides et l’holocauste ??? N’est-ce pas dans le monde musulman que les juifs persécutés ailleurs ont toujours trouvé le meilleur refuge ??? Est-ce dans le monde musulman qu’ont eu lieu les Goulags ??? Au nom de quoi ont été internés les fidèles dans ces Goulags et dans les innombrables asiles dits psychiatriques en l’ex-Union Soviétique, si ce n’est au nom de l’intolérance et des vrais excès des athées communistes ??? Ces mêmes intégristes y étaient montés contre tous les cultes par le triste et ignoble dicton qui propageait à tout vent, que la religion est l’opium des peuples

 

Et puis au nom de quelle religion ont eu lieu les terribles massacres de la première et la seconde guerre mondiale ??? Est-ce bien au nom de l’islam ??? Et ceux d’Hiroshima, de Nagasaki et du Vietnam et j’en passe,  ont-ils eu  lieu au nom de l’islam ??? Ces propos du président du CAL me rappellent ceux du chameau qui, dans un proverbe arabe, se moque de la bosse du dromadaire. Par un imbécile excès d'orgueil, cette bête ne daigne même pas prendre la peine de tourner, ne fut-ce qu'un peu, la tête pour voir qu’elle porte sur le dos deux bosses bien plus grosses.

 

Ces propos où le président du CAL dit : « Et les excès les plus insupportables de l’Islam sont de la même eau que ceux commis au nom d’autres religions, en d’autre temps (pas forcément lointain) et d’autres lieux» n’ont-ils pas la même teneur d’incitation à la haine des théistes et des musulmans en particulier ??? Ignore-t-il qu’avec des propos de ce genre, il cultive à son insu et chez lui, du racisme contre la communauté musulmane ??? Est-ce là la laïcité pour laquelle il prétend militer ??? 

 

Il y avait sûrement des excès commis au nom de l'islam, comme ils l'étaient au nom d'autres cultes, mais ils n'étaient pas le faits des peuples musulmans, mais plutôt des régimes politiques anciens selon la logique et la nature agressive et belliqueuse du monde ancien, et nous les condamnons. Et puis le nombre des musulmans est de nos jours de presque 1,3 milliard d'invidus qui vivent en paix comme tout le monde chez eux et partout ailleurs parmi de nombreux peuples, notamment en Occident. Et comme dans toute religion et toute idéologie il y a toujours eu des extrémistes musulmans, mais qui ne représentent qu'une infime partie de l'ensemble et dont patissent les  musulmans avant les non musulmans, phisiquement, matériellement et moralement.Et j'en veux pour preuve et exemple de nos jours, les malheureux réfugiés de Syrie et d'Irak ainsi que les pauvres peuples de Lybie et du Yemen

 


Et je m'empresse d'ajouter toutefois que nous vouons le plus grand respect à tout athée qui sait nous en témoigner autant. Et réitérons-le une fois de plus, nous n'avons nul griéf contre quiconque en raison de ses convictions philosophiques ou religieuses. Nous en avons en toute justice et à très juste titre, contre toute attitude ostraciste envers telle ou telle communauté de la société.

                                                               Par Mustapha HMIMOU

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 01:50

    Le président du CAL trop fier de son athéisme nous écrit : « Mais l’objectivité commande cependant de constater qu’à l’intérieur de tous courants religieux, on trouve des hommes et des femmes ouverts à la modernité et défenseurs engagés sur le terrain des droits humains. » C’est ainsi que le narcissisme chez certains athées, est telle qu’ils se prennent pour des maîtres en démocratie et seuls ouverts à la modernité. De ce fait ils se permettent de prendre tous les théistes d’en haut, de s’improviser juges assis sur leurs perchoirs, la baguette à la main et leur distribuer les bon et les mauvais points. Du haut de leur tour d’ivoire, ils se penchent sur « les débiles théistes selon leurs fantasmes » pour les juger en matière de modernité et des droits de l’homme. 

      Aveuglés par cet excès de nombrilisme, bon nombre d’athées omettent de se rappeler le fascisme qui était érigé en système dans le monde communiste au nom de l’hégémonie de l’athéisme à l’exclusion de toute référence à toute religion et qu’ils se plaisent aujourd’hui à appeler  laïcité philosophique.

        En disant : «à l’intérieur de tous courants religieux, on trouve des hommes et des femmes ouverts à la modernité et défenseurs engagés sur le terrain des droits humains » le président du CAL insinue, à mon sens, que l’ouverture à la modernité et la défense des droits de l’homme sont des qualités si rares parmi les théistes que c’est l’exception qui confirme la règle. Et il insinue ainsi et en même temps, que tout athée est par contre ipso facto moderne, progressiste et fin démocrate. Ils font preuve de ce fait, d’un si grand égocentrisme au point de se prendre pour des anges. Et pour eux, à part les rares théistes qu’ils daignent absoudre, tous les autres sont des démons nés. 

          En plus de ce que je viens de rappeler ici, au sujet du bloc communiste qui était par essence athée, le président du CAL oublie qu’à l’origine de ma correspondance avec lui, il y avait ma réaction à sa définition de la laïcité que je juge toujours, moi le théiste, des plus rétrogrades. Et je veux lui rappeler que c’est au sens obscurantiste qu’il plait à certains athées de donner à la laïcité qu’il y eut les sinistres Goulags. Ne doit donc se permettre de donner à autrui des leçons sur les droits de l’homme que celui qui en a à revendre. Et doit plutôt s’en abstenir, celui dont les compères en Union Soviétique et au nom de l’athéisme, étouffaient tous les cultes et opprimaient tous leurs adeptes.

     Et pour dissiper tout amalgame qui consiste à opposer la religion à la modernité, il convient de consulter un article à ce sujet en cliquant ici. Il n’y a donc nulle raison censée justifier nul ostracisme athéiste contre les théistes en matière de participation à la vie politique, sous le fallacieux prétexte que ceux-ci sont à priori pour l’archaïsme contre toute modernité et ennemis nés des droits de l’homme.

   Selon la laïcité authentique au sens propre et noble du terme, nul citoyens athée ou théiste, et sous aucun prétexte, ne doit être à priori privé de son droit à l'exercice de la politique.

                                                            Par Mustapha HMIMOU

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 14:09

 Le président du CAL nous écrit pour dire : « Il ne faut en tous cas pas se tromper d’ennemi. L’adversaire n’est ni catholique, ni protestant, ni musulman, ni religieux, ni athée. L’ennemi c’est celui qui se sert de la foi des autres pour asseoir son pouvoir. Les ennemis, ce sont ceux qui instrumentalisent Dieu, ce sont les intégristes de tous bords qui ne peuvent accepter le pluralisme des convictions et la diversité des conceptions de vie ». 

       

Et nous le prenons au mot pour dire que comme ennemis de la laïcité, il n’y a pas uniquement les intégristes théistes instrumentalisant dieu pour asseoir leur pouvoir,  mais il y a aussi les athées opportunistes qui, comme en France, se servent eux plutôt de la négation de dieu pour les mêmes desseins. Contre la laïcité au sens propre et noble du terme, les mêmes ennemis se trouvent des deux bords, à la fois chez les théistes et chez les athées. 

      

Pour nous les musulmans, en toute religion dans sa version authentique il ne peut y avoir que le meilleur. Quant au meilleur et au pire, ils sont en l’homme seul, en tout homme de n’importe quelle couleur, de n’importe quelle culture et de n’importe quel culte y compris l’athéisme. L’authentique Thora révélée à Moise dans sa propre langue, l’authentique Evangile révélé à Jésus dans sa propre langue et le Coran, émanent tous, selon nos convictions religieuses, de la même source, à savoir Allah.

Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. … (Coron : verset 44 chap. 5)

Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. (Coron : verset 46 chap. 5)

     

 De ce fait tous ces messages dans leurs versions authentiques sont plutôt censés orienter les adeptes de ces religions vers la répression en eux-mêmes du pire pour faire prévaloir en eux le meilleur. Telle est, selon l’islam, l’épreuve pour laquelle est créé l’homme. Et la logique du « White only » et celle du « Peuple élu de dieu » sont hélas deux exemples de ce pire qui prévalent encore chez certains hommes sur notre planète. Cependant les trois cultes dans leurs versions authentiques, sont foncièrement opposés à de telles logiques manifestement discriminatoires. 

       

Faut-il le répéter et même le marteler ? Il convient de bien retenir que nous les musulmans dans notre immense majorité, nous n’avons et nous n’aurons jamais nul grief ni contre le juif ni contre le chrétien en raison de leurs convictions religieuses, ni contre l’athée ou l’agnostique en raison de leurs convictions philosophiques. Nous sommes cependant et à très juste titre, foncièrement contre toute logique raciste ou discriminatoire venant de n’importe qui, juif ou chrétien ou musulman ou athée ou agnostique ou de tout autre culte. Sur ce, la laïcité se trouve malmenée quand les athées s'y accapare du pouvoir pour y promulguer des lois ou des directives discriminatoires envers n’importe quel théiste.

Et de ce fait nous croyons que la solution juste à l’endémique conflit en Palestine ne peut résider que dans un Etat unique moderne et laïc sur toute la terre de la Palestine, . Et il s’agit là de l’unique solution fiables parce que juste et qui prévaudra tôt ou tard sur cette terre. Il s’agit d’un seul Etat laïc multiconfessionnel et cosmopolite du fleuve à la mer où vivent sur un strict pied d’égalité, athées, musulmans, chrétiens et juifs, furent-ils tous les juifs du monde entier qui le désirent. 

     

Le monde musulman n’a jamais refusé la citoyenneté à quiconque, surtout les juifs qui y ont trouvé toujours l’unique havre de paix au monde. Sauf que dans le régime qui prévalait dans le monde anciens ils y étaient partout injustement privés de leurs légitimes droits politiques.

 

Il faut aussi pour la paix juste et durable en Palestine que nul Palestinien au monde ne soit exclu de la citoyenneté pleine et entière de cet Etat laïc. Tous les Palestiniens doivent jouir du plein droit au retour. Et une juste compensation doit être aussi décrétée et allouée à tous ceux d’entre eux qui ont été d’une manière ou d’une autre lésés à cause de ce conflit. Telle est, selon les nobles  de la laïcité authentique, la solution qui soit de nature à favoriser une très souhaitable, solide et définitive réconciliation entre tous les juifs et tous les musulmans. 

       

Toute autre solution sera injuste et non fiable, parce qu’elle ne peut subsister que sur le bout du canon au sein d’un long mur qui fait de cet Etat une grande prison coupée de son environnement immédiat. Nul pays normal au monde n’est ainsi assiégé par ces propres occupants. La vraie normalisation est celle réalisée avec les peuples voisins et non pas avec les gouvernements. Une telle normalisation n’aura lieu que par l’instauration du fameux Etat laïc multiconfessionnel et non pas juif, où toutes les confessions en présence vivent sur un pied d’égalité. Toute vie humaine tuée entre temps de part et d’autre est pure perte.

                                                        Mustapha HMIMOU

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 17:24

Pour esquiver le débat sur les athées qui posent un problème à la laïcité surtout en France, le président du CAL préfère toujours mettre plutôt l’islam sur la sellette, alors que nous avons montré dans nos articles publiés dans ce blog qu’il n’y a nulle antinomie entre la laïcité et notre culte.  Et voilà ce qu’il nous a écrit à ce propos :

« Je n’ai pas la prétention de me revendiquer spécialiste de l’Islam mais bien que le Coran véhicule beaucoup d’idées(sic)positives, il en véhicule d’autres nettement moins (re-sic): Coran 4/150-151 : « Les « incrédules » sont ceux qui ne croient pas en Allah, ceux qui disent « nous croyons en certains prophètes et pas en d'autres », ceux qui veulent suivre une voie intermédiaire, Nous avons préparé un châtiment ignominieux pour eux ! » ; 

 Nous lui formulons alors nos réponses en ces points :

  1. Il n’y a nulle idée dans le Coran.

En réponse, nous tenons à lui rappeler d’abord que pour tout musulman le Coran ne véhicule nulle idée. L’idée est le produit intellectuel de l’être humain faillible, et elle peut pour la cause être positive ou négative. Et si le Coran était vraiment une compilation d’idées, nous ne l’aurions jamais suivis comme nous le faisons. Le Coran est pour nous plutôt le message d’Allah le parfait par essence. De ce fait il ne comporte que du parfait. Et voilà ce que nous en dit Allah :

Coran 9/17 « Certes, ce Coran guide vers ce qu'il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui accomplissent  de bonnes œuvres qu'ils auront une grande récompense, »

Coran 42/41 « Le faux ne l'atteint (d'aucune part), ni par devant ni par derrière: c'est une révélation émanant d'un Sage, Digne de louange » 

Coran 28/39 « Un Coran (en langue) arabe, dénué de tortuosité, afin qu'ils (les fidèles) soient pieux! »

 

En effet, toute la création d’Allah, de son infiniment petit à son infini grand, jusqu’en chacun de nous-mêmes, est d’une perfection qui ne cessera jamais d’éblouir tous les savants dans tous les domaines et de tous les temps.  Mais il est tout à fait normal qu’un non musulman comme le président du CAL, trouve dans le Coran plutôt des signes d’imperfection ; sinon il serait musulman. Sauf que, por nous ce ne sont en aucun cas les idées de nulle créature. 

 

La laïcité authentique prohibe tout propos inquisiteur.

Ceci précisé, il convient de rappeler ici au président du CAL, que selon les nobles principes de la laïcité, nul citoyen n’est en droit de demander à nul autre concitoyen de se justifier ou de justifier telle prescription ou telle proscription de sa religion ou tel ou tel texte sacré auquel il croit. Et c’est là le vrai débat que le président du CAL tient à éviter. Pourtant sa correspondance avec nous ici même, montre toujours à l’évidence que la laïcité souffre de ces attitudes des athées qu’il représente, qui sont à l’évidence hostiles à l’égard des croyances religieuses de leurs concitoyens théistes. Ses questions ici même et ses interventions dans cette correspondance n’ont rien à envier à l’inquisition qui a prévalu à l’âge médiéval propre à l’Europe et qui est aux antipodes de toute laïcité digne de ce nom.

 

Et s’il nous trouve ici disposé à lui répondre, c’est juste parce que nous le voulons bien en vue de lui clarifier, à lui et à tous les lecteurs, certaines choses au sujet de notre culte auquel il ne sait être indifférent. Sinon, et en raison des nobles valeurs de l’authentique laïcité, nous ne sommes nullement tenus de répondre à ses invectives manifestement inquisitrices.

 

Les musulmans vivants selon les versets qu’il nous cite pour les qualifier de moins positives, ne l’ont jamais lésé en rien, sinon s’il avait trouvé de quoi les traduire en justice pour avoir enfreint la loi en vigueur dans son pays il l’aurait fait sans perdre une seconde. De quoi se mêle-t-il alors si ce n’est l’intolérance tout court.

 

Et si c’est sincèrement des clarifications qu’il recherchait il n’aurait pas avancé ses assertions fantaisistes d’une manière si affirmative, comme s’il s’agit de vérités indiscutables.  Et puis nulle clarification ne lui sera d’une quelconque utilité s’il part dans ses questions, comme il semble le faire, avec des à priori et un solide parti pris. Ce qu’il a intérêt à savoir, c’est que quiconque se trouve déterminé à ne voir en notre culte que du mal, nous lui disons tout de suite que nous n’en avons magistralement cure. Car jamais il ne peut nous atteindre dans nos convictions ou atteindre l’islam d’un quelconque préjudice. Quiconque mène donc une guerre contre ce culte ressemble au bélier qui cogne contre une montagne pour lui faire mal, mais qui mérite plutôt la pitié pour son petit crâne. Et n’en déplaise à tous les détracteurs de l’islam, nous mourrons tous un jour ou l’autre, et nous serons poussière sous terre, mais ce culte, tout comme le soleil qui brillera à jamais de son plus bel éclat, nous survivra intact avec toujours des musulmans de plus en plus nombreux, pratiquants et pieux.

 

Pour les juifs et les chrétiens nous sommes des mécréants sans nous en offusquer.

 

Qu’en est-il à présent et au juste de l’aspect prétendu négatif que trouve le président du CAL  à ce verset-ci : « Les « incrédules » sont ceux qui ne croient pas en Allah, ceux qui disent « nous croyons en certains prophètes et pas en d'autres », ceux qui veulent suivre une voie intermédiaire, Nous avons préparé un châtiment ignominieux pour eux ! » ?

 

Nous nous demandons en quoi il comporte pour tout non-musulman un quelconque aspect moins positif. Si ce n’est la pure chicane contre les musulmans, très chère à certains athées. Pourquoi un agnostique s’offusquera-t-il d’un texte dit émanant d’un dieu auquel il nie l’existence même ? Le message y est adressé aux seuls musulmans. Allah y définit pour les fidèles, ceux qui sont auprès de Lui mécréants. Il leur signifie aussi que tous les non musulmans, que ce soient les athées et agnostiques, parce qu’ils nient l’existence d’Allah ou en doutent ; ou les théistes, parce qu’ils croient à certains prophètes et pas à d’autres, sont tous des mécréants auxquels Il promet un châtiment. Quoi de plus normal alors ???

 

C’est si normal que les athées de leur côté, croient que nous croyons à de simples conjectures, et nous ne nous en sommes jamais offusqués parce que nous sommes sûrs que c’est faut, sans leur en vouloir pour autant. Nous savons aussi très bien que pour les juifs et pour les chrétiens nous sommes des mécréants promus à des châtiments de la part d’Allah. Nous ne nous en sommes jamais offusqués, toujours parce que nous croyons que c’est faux, et toujours sans nulle rancune.

 

Face à ces attitudes tout à fait logiques et normales, il nous est plutôt recommandé via le même Coran, d’être justes avec tous ces non musulmans pour qui nous sommes des mécréants, et de les traiter avec les plus grands égards.  Méditez à ce propos le sens de ces versets :

Coron 8 et 9 / 60 « Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus en raison de votre culte et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les gens équitables. *  Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus en raison de votre culte, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes »

 

Le vrai message divin ne laisse pas indifférent.

Mais le Coran est de nature à ne pas laisser indifférent. Face à de tels versets un athée peut avoir des doutes sur ses convictions philosophiques et prendre peur ? Sinon, il ne s’y arrêterait pas une seconde. Le jour de la mort un athée peut se trouver embarrassé de mourir athée de peur de si mauvaises surprises auxquelles il refusait de croire. Et le Coran en parle aussi dans ces versets 7 / 53 ; 16 / 28 ; 32 / 12 et 35 / 37. C’est édifiant !!! Qui sait, si le but même de ce verset n’est pas de leur donner à réfléchir ? Sinon, un athée doit de bon droit, se moquer de notre foi en l’au-delà et en la menace de châtiment promise au infidèles dans ce verset. Sinon le citoyen athée doit, par respect à tout concitoyen théiste,  prendre le soin de garder ses opinions sur sa religion pour soi-même sans nul besoin de la lui signifier, car le théiste ne la connaît que trop bien.

 

Et réitérons-le ici, nous ne savons que trop bien aussi que de bon droit, les juifs et les chrétiens de leur coté voient en nous des mécréants destinés dans l’au-delà au châtiment d’Allah. Puisque nous ne le croyons pas, cela ne nous émeut pas outre mesure. Le même Coran nous enseigne qu’après la mort nous verrons qui de nous tous, a bien raison.

Coron 2/113 « Et les Juifs disent: "Les Chrétiens ne tiennent sur rien"; et les Chrétiens disent: "Les Juifs ne tiennent sur rien", alors qu’ils lisent le Livre! De même ceux qui ne savent pas tiennent un langage semblable au leur. Eh bien, Allah jugera de leur divergence le Jour de la Résurrection.  » 

Coron 22/17 « Ceux qui ont cru (soit les musulmans), les Juifs, les Sabéens (les adorateurs des étoiles), les Nazaréens (soit les chrétiens), les païens et ceux qui ont attribué à Allah des associés, Allah tranchera entre eux le jour du Jugement, car Allah est certes témoin de toute chose. »

 

Avec les nobles valeurs que véhicule le message coranique il n’y a jamais eu nul risque d’intolérance. 

 

Mais si le souci du président du CAL,  est qu’un tel verset soit de nature à générer chez le musulman une quelconque animosité envers les non musulmans, il doit savoir qu’en raison des versets précités, il n’en est absolument rien.

En plus de quatorze siècles de l’histoire de l’islam dans un monde qui s’étend de Rabat à Jakarta, et chez lui en Belgique, il vit parmi ses concitoyens musulmans croyants et pratiquants, sans s’en trouver le moins du monde lésé en quoi que ce soit. De plus en raison de la même liberté de culte garantie par le même Coran, le monde musulman a toujours été fait d’une population multiconfessionnelle sans jamais y perturber en quoi que ce soit la paix civile. Et pas besoin de reproduire ici pour monsieur le président du CAL, tous les versets du même Coran qui abondent dans le sens de la liberté de culte et celui de la liberté de conscience, signalés dans les réponses précédentes publiées sous forme d’articles dans ce blog.

                                                                   Mustapha HMIMOU

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 23:01

 Il s'agit là d'un intéressant dialogue sur la liberté d'expression entre personnes de différentes cultures et moi même

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Moi même

Le 28/02/06   

L’insulte est une forme d’expression.

 Ces jours-ci bon nombre des Occidentaux veulent faire croire au reste des habitants de cette planète qu’ils n’ont plus rien de sacré. Or c’est faux et même archi faux. Comme partout dans le monde, sont encore heureusement sacrées chez eux et entre autres, l’intégrité physique et l’intégrité morale des personnes. De ce fait la sacrée liberté d’expression a pour limite le devoir de ne pas porter atteinte à l’intégrité morale des gens. L’insulte et la diffamation sont donc des formes d’expression qui violent avec violence l’intégrité et la dignité de la personne insultée ou diffamée. Y a-t-on droit sous couvert de la liberté d’expression ??? Bien sûr que non.

 Et c’est vrai que les convictions religieuses n’ont plus rien de sacré en Occident. Et c’est le droit le plus strict des Occidentaux. Sauf qu’ils ne sont pas les seuls à habiter cette terre. Et ils n’ont de ce fait nullement le droit d’imposer au reste de la communauté humaine leurs valeurs. Presque partout ailleurs au monde la religion est encore sacrée. Les convictions religieuses chez ces gens sont si fortes qu’elles relèvent de leur intégrité morale. Nul au monde n’a donc le droit de les critiquer ou les offenser, pour autant qu’on ne le force pas à y adhérer, et qu’elles ne le lèsent en rien. Et en Occident comme partout dans le monde nul n’est obligé de croire ni en dieu ni en aucun prophète. De ce fait nul n’a le droit ni de les critiquer ni de les vilipender sous peine de porter atteinte à l’intégrité morale des fidèles.

Celui qui toutefois, éprouve de l’animosité pour une quelconque religion c’est qu’il pâtit de graves problèmes avec ses propres convictions au regard de cette religion. Par contre, celui qui est sûr de ses propres convictions religieuses ou philosophiques se trouve si serein et si bien dans sa peau, que l’idée d’attaquer les convictions des autres ne lui effleure même pas l’esprit. Moralité : est psychopathe notoire ou poujadiste machiavélique, celui qui éprouve l’envie d’insulter autrui en raison de ses convictions religieuses et ne peut résister à une telle envie, alors que de telles convictions, je le répète, ne le lèse en rien.

Mustapha HMIMOU

 

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       Jean

LE 02/03/06

Intégrité morale.

 Cher Mustapha,

Pardonnez-moi de ne pas partager votre opinion selon laquelle l'intégrité morale de tout individu doit être nécessairement préservée à n'importe quel prix. Lorsque vous défendez la thèse selon laquelle tous les humains sont égaux et que la notion de race n'existe pas (en utilisant des arguments scientifiques irréfutables), vous heurtez profondément l'intégrité morale des racistes et leur vision du monde.

Lorsque vous défendez la thèse que la géniocratie est une théorie fasciste, vous heurtez profondément la sensibilité d'un raélien pour qui il s'agit de la seule façon de sauver le monde. Quand vous forcez un Témoin de Jéhovah à vacciner ses enfants, à leur faire une transfusion sanguine en cas d'accident, vous heurtez également profondément ses convictions. Aussi étonnant que cela puisse vous paraître, la plupart des racistes, des raéliens ou des témoins de Jéhovah ont des convictions au moins aussi sincères que les vôtres. Mais la sincérité n'est pas une motivation suffisante pour être préservé de la critique et de l'irrévérence.

Jean

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de la part de moi même

LE 02/03/06

Pas d’immunité pour toute conviction immorale

 Cher Jean.

Toute conviction idéologique ou cultuelle qui soit de nature à porter atteinte à l’une ou l’autre intégrité d’autrui est par essence immorale. Pour cela et en toute logique, elle ne doit jouir d’aucune immunité ni contre la critique, ni contre la mise sur la sellette et l’attaque. Et une telle critique n’a rien à voir avec l’atteinte à l’intégrité morale du raciste par exemple. L’indéfendable est évident même pour celui qui le défend. Le voleur a beau défendre le vol, et la preuve qu’il est au fond de lui-même convaincu que ce qu’il défend est indéfendable, c’est qu’il n’aime pas du tout être volé. L’attraper et le condamner est simple justice et nullement une atteinte à son intégrité morale.

Or mon propos est relatif à la récente attaque contre ce qu’il y a de plus sacré chez les musulmans, sous couvert de la liberté d’expression. Nous croyons nous les musulmans qu’il s’agit d’une insulte gratuite, car dans nos convictions religieuses, soyez-en sur cher Jean, il n’y a absolument rien qui soit de nature à porter atteinte à l’une ou l’autre intégrité du non musulman. Et dans ma réponse à Steph (ci-dessous), j’ai apporté les preuves historiques qui confirment les textes sacrés à ce sujet. J’y ai exposé aussi les diverses pratiques islamiques, pour montrer qu’elles ne lèsent personne en rien. Elles ne concernent que les pratiquants eux-mêmes, sans jamais nuire en aucune façon au non musulman. Tout au contraire les textes sacrés dans l’islam insistent sur la liberté de culte de chaque personne et prescrivent de solides relations de bienséance avec le non musulman pour autant qu’il ne fasse pas preuve d’injustice, d’intolérance et de discrimination en raison du culte, de la culture ou de la race du musulman.

Croyez-le, soyez-en sûr et vérifiez-le même autour de vous cher Jean ; l’immense majorité des musulmans ne demande pas mieux que de vivre en paix avec tout le monde, pour autant qu’autrui ne fasse pas preuve d’injustice à son égard. Les termes de salutations du musulman est : « Assalamo alaïkom », soit « je vous dois la paix ». La réponse à ce salut est : « je vous dois la même paix »

Et là où les musulmans endurent les affres des conflits avec des non musulmans, c’est qu’ils s’estiment être victimes d’injustice. Et selon leurs valeurs islamiques ils ne doivent pas, en toute légitimité, se laisser faire et ils doivent se défendre. Et ils ne s’en privent pas. Telles était par exemple le sens religieux, des guerres anticoloniales. Le colonisateur leur reproche leur résistance ; leur en veut, les traite de tous les noms et c’est de bonne guerre.

 

 Mais cela n’a rien à voir avec les fanatiques qui, à la manière des Talibans, sèment la terreur parmi nous, en vue de s’emparer du pouvoir et de nous gouverner à la cravache pour nous soumettre à l’islam, contre notre gré. Cela n’a rien à voir avec les principes de ce culte. Et c’est plutôt foncièrement contraire à son enseignement qui, par contre et avec vigueur, prône la liberté de culte pour tout le monde.

Nous avons beaucoup à gagner ensemble, en faisant preuve d’un indélébile respect mutuel, en vue d’une belle coexistence et ferme cohabitation en paix. Le monde n’en sera que plus beau et plus agréable à vivre. Et tel doit être l’ambition de tous les peuples de cette planète.

Amicalement vôtre.

Mustapha. Hmimou

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de la part de  Jean

Le 03/03/06

Convictions immorales.

 Cher Mustapha,

La morale est fluctuante à travers les époques et à travers les lieux. Ce qui est moral ici et aujourd'hui ne l'était peut-être pas hier ou ne l'est toujours pas à quelques milliers de kilomètres d'ici, ou ne le sera peut-être plus demain.

Il y a quelques invariants, partagés par toutes les cultures ou à peu près qui se résument à ceci : ne fait pas aux autres ce que tu ne souhaiterais pas que l'on te fasse à toi même. Simple question de survie dans un groupe où l’on n’est pas assuré d'être toujours en position de force.

Quant au fait que lorsque l'on contrevient aux invariants moraux (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas s'en prendre à plus faible que soi), cela est nécessairement "évident" à la personne qui transgresse ces principes, permettez moi de ne pas être d'accord une fois encore.

Il y a des pédophiles qui sont REELLEMENT persuadés qu'ils ne font pas de tort aux enfants qu'ils molestent et le seul sentiment de culpabilité qu'ils éprouvent n'est pas suscité par leurs actes en eux-mêmes, mais par le regard que la société en général portent sur eux.

De la même façon, bien des nazis au cours de la seconde guerre mondiale étaient persuadés d'oeuvrer au bien de l'humanité et d'être des citoyens modèles.

Les idéologies, qu'elles soient religieuses ou politiques, ont ceci de dangereux qu'elles permettent aisément les dérives au nom de la bonne conscience et du bien commun. Rien de ce qui touche aux croyances (religieuses, politiques, scientifiques ...) n'est sacré. Absolument rien. Faire un pas dans cette direction, c'est l'assurance d'entamer un chemin qui mène droit à l'enfer, fusse par des voies détournées.

 

 Jean.

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Moi même le 06/03/06

La morale comme valeur absolue pour tous

 Bonjour Jean.

C’est à très juste titre que vous dites : "La morale est fluctuante à travers les époques et à travers les lieux. Ce qui est moral ici et aujourd'hui ne l'était peut-être pas hier ou ne l'est toujours pas à quelques milliers de kilomètres d'ici, ou ne le sera peut-être plus demain." Mais j’ajoute que cela demeurera vrai tant que la morale n’a de source que le genre humain. Avec une telle morale toute relative et versatile, parce produit de l’être humain qui est par essence faillible, le monde continuera à connaître et à souffrir de multiples horreurs qui font au quotidien la une des journaux et que leurs auteurs leur trouvent d’aberrantes et injustes justifications selon leurs propres morales.

Vous me demanderez alors et en toute légitimité : "Quoi ? Y a-t-il une autre morale comme valeur absolue, exhaustive, qui soit de nature à être valable en tout temps et en tout lieu, et dont la source transcende le genre humain ?" Non seulement je vous réponds oui mais j’ajoute qu’il s’agit d’une nécessite qui a toujours existé, sauf que c’est une question de croyance.

Tout l’univers autour de nous, de son infiniment petit à son infiniment grand, jouit d’une pérenne harmonie et d’un non moins parfait et perpétuel équilibre. Et l’unique composante de cet immense univers qui y jouit du libre arbitre pour adhérer ou non et de son plein gré à cet équilibre est l’être humain. Je vous ai prévenu qu’il s’agit d’une croyance, et c’est ainsi que nous les adeptes des trois cultes monothéistes au moins, nous croyons qu’en toute logique il y a un architecte suprême omnipotent et omniscient, qui en toute logique transcende toute sa création y compris bien sûr le temps et l’espace, qui n’a jamais eu d’égal et qui de ce fait, en tant que souverain absolu, il fait ce qu’il veut sans avoir en rendre compte.

 

 Nous croyons que la perfection dans l’univers qu’il a voulu créé et la pérennité de son harmonie, sont des signes évidents de sa perfection par essence, de son omnipotence et son omniscience. Et à l’inverse de l’hypothétique et très controversée théorie de l’évolution, nous croyons qu’il a créé l’homme, l’a doté du libre arbitre avec les moyens de discernement. Il lui a de suite et de tout temps envoyé des messages via d’autres êtres humains qu’il a élus ses messagers. Il les a pourvus de miracles pour les accréditer. Et dans chacun de ses messages divins il a répondu aux questions qui tout naturellement ne cessent de tourmenter l’homme. Les questions qui se rapportent à son origine, sa raison d’être et son destin après la mort.  Il lui y annonce qu’il l’a créé pour l’éprouver. L’homme a ainsi en toute liberté à choisir entre suivre son penchant pour le mal et sa raison selon ladite morale transcendante et invariante comme valeur absolue émanant du parfait omniscient et omnipotent. Et devant ce libre choix, l’homme assume sa pleine responsabilité pour recevoir en conséquence ici-bas et dans l’au-delà la juste récompense qu’il mérite. C’est, je le répète, ce que nous croyons, nous les adeptes des religions monothéistes au moins.

 

 Et tout cela pour vous dire cher Jean, que devant les aléas de la fameuse morale de source humaine toute relative, à laquelle vous faisiez allusion, nous les musulmans en particuliers et les autres fidèles des autres cultes en général, nous ne nous sentons pas en face d’un vide désespérant. Nous disposons plutôt d’un solide repère en cette morale invariante de source divine, comme valeur absolue, car elle émane, selon nos convictions religieuses, de celui qui a créé l’homme et qui en tant qu’omniscient il ne sait que trop bien ce qu’il nous convient en tout temps et en tout lieu afin de rejoindre l’harmonie dont jouit le reste de l’univers.

 

 Telle est la morale à laquelle nous croyons, où la justice doit être la même pour tout le monde, en tout lieu et en tout temps, face à la justice toute relative en vigueur, qui tourne comme une girouette au gré des seuls intérêts et du bon plaisir du plus fort et du plus malin au détriment du plus faible et du plus démunis parmi nous tous.

Et cela ne veut nullement dire que tous les adeptes des trois cultes monothéistes respectent cette morale. Bon nombre d’entre eux, la trouvent des fois sinon souvent, contraire à leurs intérêts propres et s’en écartent ostensiblement pour revendiquer parmi les morales humaines celle qui les arrange. Et des fois ils essaient même de faire dire à la morale divine ce qu’elle ne dit pas, comme l'a fait l'ancien régime politique selon sa propre logique, sauf que dans l’islam il ya des textes immuables pour confondre les outranciers.

 

 Je dois ajouter que, loin de nous tout manichéisme, nous savons que la morale humaine partout dans le monde, malgré sa mouvance, elle rejoint souvent la morale divine grâce aux longues et douloureuses luttes des gens victimes des outrances et des injustices. Ceci est si vrai que bons nombres des immigrants musulmans au monde occidental non musulman, reconnaissent y avoir trouvé et bénéficié d’une équité et d’une égalité des droits tout à fait conformes à l’éthique divine. Et il y a d’autres migrants, ayant migré pour vivre au sein de leur monde musulman, se plaignent par contre, de ne pas y avoir trouvé ou bénéficié de la même éthique divine censée y prévaloir.

 

Ceci pour vous dire que la morale divine elle est à jamais ce qu’elle est. Quant à s’y conformer, reste à jamais une chose toute relative, qui dépend du degré de probité du fidèle ou du bon vouloir de tout être humain.

De toute façon, et comme je vous l’ai déjà dit au départ, la morale divine est question de croyance et de convictions religieuses. Y adhère qui veut et la rejette qui veut. Mais en toute honnêteté, et objectivement, il s’agit d’une noble croyance, du fait que l’humanité n’a que du bien à en gagner de celui qui y croit.

Et je vous dis tout de suite qu’il y a et qu’il y aura toujours une minorité de fidèles de tous les cultes, qui par ignorance ne comprend pas une telle morale religieuse comme il convient de la comprendre. Ceux-là déforment hélas le noble message divin et obscurcissent la voie de salut pour tous ceux qui se trouvent dans le désarroi devant toutes ces horreurs au quotidien et qui cherchent hors de leurs propres convictions philosophiques des voies alternatives salutaires pour eux-mêmes et pour le reste de l’humanité.

Amicalement vôtre.

Mustapha

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 Le 06/03/06

Sources de la morale

 Bonjour encore Mustapha,

Il me semble que votre message comporte différentes affirmations qui nécessitent une réponse.

1. Je constate que vous faites l'impasse sur ce que j'appelais les "invariants" moraux, que l'on retrouve à peu près à toutes les époques et dans tous les lieux. Je les résumais par : "ne fait pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse à toi-même". Vous pouvez juger que ces invariants sont d'inspiration divine si cela vous chante et si cela vous aide à les respecter. En ce qui me concerne, je suis plus pragmatique, et je me dis qu'ils se sont peu à peu construits sur base de critères très objectivables : l'on est rarement assuré, tout au long de son existence, d'être en position de force et d'imposer sa vision du monde aux autres. Sa propre survie dans un groupe, et la survie du groupe elle-même, imposent de respecter ces invariants.

2. Considérer qu'il y a une morale "divine" au dessus de la morale des hommes est une fois de plus faire un pas sur un chemin dangereux. Je peux comprendre que les règles morales que vous imposent le Coran sont importantes pour vous. Je peux vous garantir que, pour moi et pour trois quart de l'humanité, elles ne signifient absolument rien (en dehors des invariants imposés par le pragmatisme dont je parlais ci-dessus). Si votre morale juge impardonnable de caricaturer le prophète, c'est votre droit le plus strict d'éviter de le faire. Mais pour moi, cette règle ne signifie rien. Par contre l'interdiction d'y contrevenir signifie beaucoup, en particulier lorsqu'elle m'est imposée par la menace.

3. Selon vos croyances, le Coran a été dicté directement au prophète et reprend, telle quelle, la parole divine qu'il n'est pas possible de mettre en doute. Encore une fois, libre à vous de CROIRE que l'ange Gabriel a réellement dicté les versets du Coran au prophète, mais libre à moi de croire qu'il ne s'agit que d'une légende, d'une histoire manipulée au fil des siècles à laquelle je ne donne AUCUN CARACTERE SACRE. La charge de la preuve, en la matière, vous incombe. A la rigueur, libre à moi de penser que cette histoire, telle qu'on peut la lire dans ses traductions, comporte des passages que je qualifierais de nuisibles. Et libre à moi de le faire savoir, par tous les moyens que je juge appropriés, y compris la caricature. Libre à vous de tenter de me convaincre que je me trompe, que ma vision est déformée, que l'Islam ne se réduit pas qu'aux quelques excités qui brûlent des ambassades, égorgent des journalistes, lapides des femmes, détruisent des statues millénaires, ou se font sauter dans des pizzerias.

 

 Jean.

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Le 08/03/06

La morale absolue et unique face aux intérêts iniques.

 Bonjour monsieur.

 

 D’abord il n’y a rien dans mon texte qui soit de nature à laisser croire que je fais l'impasse sur ce que vous appelez les "invariants" moraux, que l'on retrouve à peu près à toutes les époques et dans tous les lieux. Tout au contraire j’affirme que ces invariants constituent l’ossature de notre système de valeurs. Certes nous divergeons sur leur source, et c’est tout naturel. Mais nous nous entendons sur le fait qu’il s’agit du patrimoine commun à toute l’humanité.


Et c’est vrai qu’il me chante de croire que ces invariants sont entre autres d’inspiration divine. C’est même mon droit que vous devez me concéder, comme vous le faites si bien. Cela ne m’aide pas seulement à respecter ces invariants moraux, mais cela m’oblige plutôt à les respecter, car je crois que j’en rendrai compte auprès du Seigneur et en recevoir en toute justice la rétribution que je mérite déjà ici-bas et dans l’au-delà. Et c’est tout profit pour tout le monde que grâce à la religion le fidèle a ainsi, en plus de la bonne conscience humaine commune à tous, un autre garde fou contre la démesure et l’injustice. Peu importe alors que comme vous le croyez, une bonne partie de l’humanité ne croit pas à ce Seigneur.

Et c’est vrai que même les peuples qui n’ont jamais connu de "messagers divins", étaient mus par les incertitudes inhérentes à la nature humaine, pour se fier à leur seul instinct de survie et produire lesdits invariants moraux.

Et puis le pragmatisme cher Jean, n’est le monopole de personne, croyante ou pas. Juste pour votre information et très loin de toute intention prosélytiste, c’est ainsi que nous ne sommes pas moins pragmatiques et rationnels quand nous croyons en l’enseignement de l’islam. Ses textes prescrivent plutôt l’usage de la raison et l’esprit cartésien afin d’avoir une foi ferme et rationnelle. Ils font en plus l’apologie de la science comme excellent moyen pour raffermir la foi en dieu. C’est ainsi aussi et grâce au même enseignement de ce culte, qu’eut lieu une grande renaissance du développement de toutes les sciences initiée et soutenue par d’éminents savants qui étaient à la fois illustres érudits en sciences de l’islam et éminents hommes des sciences profanes. Les plus célèbres d’entre eux chez-vous sont Ibnou Roshd et Ibou Sina, qu’il plait aux Occidentaux d’appeler respectivement Averroès et Avicenne.

Et vous me dites "A la rigueur, libre à moi de penser que cette histoire, telle qu'on peut la lire dans ses traductions, comporte des passages que je qualifierais de nuisibles. Et libre à moi de le faire savoir, par tous les moyens que je juge appropriés, y compris la caricature. Libre à vous de tenter de me convaincre que je me trompe, que ma vision est déformée, que l'Islam ne se réduit pas qu'aux quelques excités qui brûlent des ambassades, égorgent des journalistes, lapides des femmes, détruisent des statues millénaires, ou se font sauter dans des pizzerias."

Je vous dit alors, est-ce parce que l'on trouve des prêtres pédophiles ou l Ku Klux Klan qui persécute les noirs au nom du Christ que vous croyez être libre d'offenser tous les chrétiens en caricaturant Jésus et puis leur demander de se justifier après ?

Et puis le monde compte environ 1,3 milliard de musulmans. S'ils ont interprété lesdits textes, comme vous les jugez, nuisiles ils seraient tous sinon la majorité des excités qui brûlent chaque jour des ambassades, égorgent des journalistes, lapides des femmes, détruisent des statues millénaires, ou se font sauter dans des pizzerias.

Et puisque ce n'est pas le cas, c'est que de tels excès n'ont rien à voir avec Mahomet qu'il vous plait de caricatuer par pure haine gratuite envers les musulmans. De telles caricatures nous les ressentons comme une violence qui n'a rien à envier à la violence des terroristes et constituent une menace pour notre sécurité, tant vous montez contre nous les racistes de chez vous.

Et ce qu'on avait raison de caricaturer les juifs, quand on jugeait que leur tradition comportait des textes nuisibles ? Ce droit que vous revendiquez n'a-t-il pas fini par des rafles en France et   l'holocaust dans les chanbres à gaz en Allemagne ? Faut-il gazer un jour des musulmans pour qu'enfin ceux qui en restent vivants juissent de votre respect comme les juifs ?

Mustapha

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Published by mustapha HMIMOU - dans liberté d'expression
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 20:07

                                                                                                               Le 09/03/06

Sagesse de l’islam versus terrorisme islamiste

 Bien sûr, ce sont deux mondes différents: le bien et le mal de cette religion. Je compare volontiers les mollahs et autres intégristes aux inquisiteurs issus du christianisme, chaque religion part à la dérive dès l'instant où elle s'estime la seule à détenir la vérité.
Nous n'avons pas peur de gens sages comme vous, mais des fanatiques qui visiblement croient en la partie "conquérante" de l'islam.
Et qui en sus pensent que les temps d'un retour aux sources est enfin arrivé: l'islam au pied de la lettre, le " petit Jihad " surpassant le "grand".
Il serait vraiment dommage qu'au troisième millénaire l'islam perde la sagesse qu'il porte en lui, pour, tels les chrétiens du temps des croisades et des missionnaires, partir à la conquête du monde par la violence et la terreur.
Le christianisme a dû s'en repentir. Aucune religion n'est bonne si elle s'impose par la force.
Point n'est besoin de se justifier quand on est juste !                                                                                                                                                         

Raf


 

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                                                                                                                        Mustapha le 10/03/06

C’est hélas la minorité fanatique parmi nous qui a par ses folies la voix la plus haute.

 Bonjour Raf

Il faut toujours avoir présent à l'esprit et ne jamais oublier que les régimes politiques anciens ont toujours vécu, par nécessité, selon leur logique de l'époque agressive et belliqueuse. Et ils devaient dans une telle atmosphère guerrière faire feu de tout bois. Ils ont ainsi tous récupéré les religions disponibles pour les remodeler et refaçonner afin de servir leurs desseins politiques et  les sanctifier.

C'est ainsi que le djihad dit conquerrant est de leur pure invention et n'a nulle origine ni dans l'authentique Bible ni dans le Coran.  Le djihad dans les textes du Coran est circonstancié par la seule nécessité de légitime défense. Cependant les exégètes conformément aux désirs des régimes politiques qu'ils servaient ont decrété abrogés, faute de pouvoir le supprimer, tous les textes limitant le djihad à la défense. Dans le monde moderne leur trafic n'est plus de mise, mais leurs exégèses demeurent toutefois aussi sanctifiés que le Coran même. Et les fanatiques n'en démordent pas; surtout que les érudis d'aujourd'hui qui récusent une telle conception belliqueuse du djihad n'osent toujours pas démentir les anciens exgètes de crainte que les gens discréditent l'ensemble de leurs exgèses.

 

Pourtant les fanatiques parmi nous, il y en a, comme il y en a eu toujours et il y en aura toujours. Cela fait partie de la nature de toute société. C’est ainsi qu’il y a parmi vous comme équivalent, ce que vous appelez l’extrême droite. Nous, par référence aux textes immuables de l’islam, nous avons plutôt pour eux une aversion toute naturelle, sans jamais en avoir peur. Même les musulmans qui de loin se trouvent fascinés par leurs discours, finiront par les rejeter une fois qu’ils découvrent l'horreur de leurs abjectes pratiques, si par un quelconque malheureux hasard et n’en déplaise à dieu, ils réussissent à accéder au pouvoir, comme fut le cas en Afghanistant.   

 

   Le faux partout où il émerge et si fort soit-il, il n’en demeure pas moins factice et fragile. Il pourrait par la force prévaloir dans toute société et même très longtemps, mais il ne pourra jamais y subsister en tout repos. Le genre humain a cette bonne manie de ne pas normaliser avec le faux, et il ne se lasse jamais pour lui résister.

Pour se maintenir, le défenseur du faux doit être toujours sur ses gardes, car il demeurera toujours rejeté et combattu jusqu’à ce que le juste reprenne le dessus. Nous avons tous vu ce qu’il en était du pauvre peuple afghan, une fois libéré du joug des Talibans. Et nous avons un exemple édifiant à cet égard, dans la colonisation française en Algérie qui a pourtant duré cent trente ans.

Ce que je souhaite cher Raf, et si vous le voulez bien, c’est de ne pas mêler islam et musulmans et histoire des musulmans. C’est ce que nous, en connaissance de cause, nous ne pouvons faire. Et le but de ce dialogue c’est de vous faire passer ce message, afin de vous éviter de froisser injustement et par simple ignorance, la dignité de l’immense majorité des musulmans, comme ce fut le cas avec les malheureuses caricatures.

Est-ce que, quand il se trouve par exemple des médecins véreux au sein du corps médical, l’on se permet de jeter le bébé avec l’eau du bain, pour condamner la médecine en tant que science ? Bien sûr que non. De même, je vous prie d’éviter d’imputer à l’islam et à son prophète les forfaits de l'histoire  musulmane et ceux des fanatiques parmi nous.

Et puis nous croyons qu’en toute religion digne de ce nom il ne peut y avoir que du bien. Quant au mal, il est en l’homme qui est créé par essence faillible. Et c’est ainsi qu’il se trouve, comme partout, certains goujats parmi nous. Ils prennent leur outrance et leur fanatisme pour du bien et les revendiquent injustement au nom de l’islam.


Ce qui n’a aussi rien à voir avec le djihad et qui est même contraire à ses nobles principes, c’est le fait que des rustres parmi nous, s’arrogent injustement le droit de juger les gens pour les accuser d’hérésie, puis se servir des armes et sévir en sanguinaires assoiffés de sang, afin de tenter de prendre le pouvoir et soumettre les pauvres gens musulmans ou non à leur dictature sectaire, qu’ils leur plait d’alléguer iniquement à l’islam, alors que ce culte en est foncièrement innocent.

Et l’islam, fixé à jamais par ses textes immuables, ne perdra jamais rien de la sagesse que vous lui reconnaissez à très juste titre. Avec cette constance à toute épreuve de ses textes, il brillera toujours de son bel éclat. Et il fera ainsi que les fanatiques soit toujours parmi nous une infime frange, mais qui hélas aura constamment par ses folies la voix la plus haute.

Et n’est pas du tout, une religion au sens propre et noble du terme, tout culte dont les textes prônent son imposition aux gens par la force. Toute chose imposée ne peut être que fausse du fait quelle nulle force logique intrinsèque pour s'imposer d'elle même à l'esprit. Et elle ne fait que des hypocrites qui hochent la tête pour dire au tyran : « oui je suis adepte de ta foi » alors que non seulement le cœur n’y est pas du tout mais lui voue la plus terrible des haines.

En ce qui concerne l’islam à cet égard, et sans nulle intention prosélytiste, mais juste pour vous montrer cher Raf, que selon les textes, combien nos fanatiques ont tort, veuillez bien lire ces versets du Coron dont voici les références :
 (Verset 256 chap. 2)-
 (verset 99 chap.10)-
 (début du verset 29 chap. 18)-
 (verset 45 chap.50)-

Et rassurez-vous cher Raf, l’immense majorité des musulmans est toujours à même de faire barrage contre ses extrémistes. Cependant ce que je souhaite de tout mon cœur c’est que nos frères et sœurs de toutes les autres communautés religieuses et philosophiques de par le monde fassent de même contre les fanatiques parmi eux. Notre planète n’en sera que plus belle pour nous tous.

Et allez cher Raf, où vous voulez dans le monde musulman et vous verrez que l’immense majorité de ses habitants est faite, conformément aux nobles valeurs de l’islam, de gens très affables et accueillants, tout en sachant pertinemment que vous n’êtes pas musulman. Et pourquoi allez si loin pour s’en rendre compte ? Je suis sûr que presque tous les musulmans qui vivent parmi vous ne demandent pas mieux que de bien connaître les gens de chez vous, pour autant qu’ils leur témoignent le respect qu’ils leur doivent et daignent bien les côtoyer et bien se mêler à eux, sans les prendre d’en haut ou les regarder en chien faïence.

Amicalement vôtre.

                                                                                                                Mustapha.

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                                                                                                                  Le 10/03/06

Ah,  si tous les intégristes avaient votre vision du Coron

 Pas plus tard qu'hier soir au JT deux jeunes intégristes, la mine réjouie, malgré le fait qu'ils passaient au tribunal, nous donnaient leur version des prophéties de la fin des temps selon le Coran.
Parlez-vous des mêmes écrits ?
Vous répondez avec sagesse et pondération aux intervenants vous envoyant leur post, et de surcroît avec une grande politesse dont nous manquons bien souvent.
Une religion est honorée de compter parmi ses croyants des personnes comme vous, jouissant d'une telle culture couronnée d'humanisme et qui plus est, pleine de bon sens. C'est la manière dont se comporte une personne qui est révélatrice de sa foi profonde. En répondant au mal par le mal et aux fous par la folie, on est pareil à eux.
Où est donc la juste mesure ? Comment encore trouver un terrain d'entente chez les musulmans tentés de se radicaliser ?
Visiblement, votre discours ne leur plairait pas plus que le nôtre !
Mais de grâce, n'en changez pas, la compréhension entre peuples de cultures différentes passe obligatoirement par des gens
de bonne volonté telles que vous. Une seule personne montrant le bon exemple et déjà on a envie de croire qu'Allah est bon.
C'est avec la bonté que l'on gagne les coeurs pas avec les armes !

Recevez, cher Mustapha, toutes mes salutations...et ma gratitude pour votre brillant exposé !

Ce, n'en changez pas

                                                                                                                                                             Raf .

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                                                                                                                  Le 10/03/06

SVP arrêtez l’auto flagellation.

 L'inquisition chrétienne c'est du passé. Et si vous pensez que l'Islam ne s'impose pas par la force vous n'avez pas lu le Coran ni l'histoire des conquêtes musulmanes, ottomanes et autres.
Ne regardez-vous pas le journal télévisé pour vous rendre compte que partout où il y des musulmans le sang coule et que les adeptes d'autres religions n'ont qu'à souffrir? Que ce soit en Inde ou en Thaïlande ou à Bali ou ailleurs. Si c'est cela un message de paix, quelqu'un a mal compris sans doute.                                                                                                                                         Jean Delarue

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                                                                                                              Le 11/03/06

Il n’y a que du bien s’il s’agit d’une auto flagellation voulue salutaire pour nous tous

 Cher Jean Delarue, bonjour.

Excédés par mes messages, que je crois sincèrement être de paix, vous avez intitulé votre réaction : « SVP arrêtez l’auto flagellation »

En réponse je ne peux que vous dire, qu’avant d’être de telle ou telle religion, nous sommes tous avant tout des êtres humains. Le Coron auquel vous ne croyez pas de bon droit, nous enseigne que l’humanité est issue de la même origine. Les musulmans comme les chrétiens et les juifs au moins, croient que nous sommes tous les descendants du même père et de la même mère. Nous unit alors la fraternité de l’espèce.

Et puis, que nous le voulions ou pas, nous sommes tous condamnés à vivre ensemble sur cette même planète, voisins les uns des autres ou mêlés les uns aux autres. Il n’y en a pas encore d’autres vivables, pour que chaque communauté en occupe une loin des autres. A quoi bon alors cher Jean Delarue, nous empoisonner gratuitement et inutilement la vie qui est déjà si courte, alors qu’il est parfaitement possible de cohabiter ensemble en paix, pour autant que chacun daigne faire preuve d’humilité et de modestie face aux autres et les accepter tels qu’ils sont, sans jamais exiger d’eux de se justifier ou de justifier leurs convictions profondes, qui ne lèsent d’ailleurs autrui en rien ???

Et pour cohabiter en paix, il n’y a cher Jean Delarue, entre gens de bonne composition et civilisés que le dialogue pour y arriver. Et c’est le but de mes interventions dans ce forum avec des gens condamnées de gré ou de force à voguer sur un même et unique bateau en pleine mer houleuse infestée de requins. Les requins ici, sont bien sûr les fanatiques de part et d’autre, qui n’attendent que ce que le bateau commence à prendre de l’eau pour se servir à leur guise.

Et si malgré tout, vous trouver que mes interventions sont de simples auto flagellations, à la bonne heure !!! Et je ne m’en offusque pas du tout, pour autant qu’elles m’aident à rassurer et à convaincre tous mes voisins et tous mes concitoyens du monde, que l’immense majorité des musulmans ne demande pas mieux que de coexister avec eux en paix, tel qu’elle est, et non pas tel qu’ils leur plait qu’elle soit contre son gré, alors que tel qu’elle est, elle ne lèse aucune de leurs intégrités.

Et quand vous dites que l'inquisition chrétienne c'est du passé, je vous réponds que nous avons tous à nous réjouir de la disparition non pas seulement d’une telle inquisition, mais de tous les forfaits passés et actuels commis par le genre humain, d’où qu’ils viennent. Et les musulmans comme les chrétiens et comme toutes les autres communautés, ne sont pas et ne seront jamais des anges parfaits et infaillibles ; immunisés contre des dérives et des démesures. Ce sont je le répète comme tout le monde des êtres humains faillibles. Leur histoire compte bien sûr, comme vous le dites, des erreurs regrettables qui doivent une fois pour toute aussi appartenir au passé à l’instar de l'inquisition chrétienne. Et je parle ici, non pas des forfaits des fanatiques de tout bord, mais des erreurs politiques des gens au pouvoir du monde ancien pour ne pas dire moyen âgeux ou l'on se servait de toute religion afin d'assouvir leurs desseins belliqueux.

 

Quant à la responsabilité des crimes commis par les extrémistes en dehors des gens du pouvoir, elle n’incombe bien sûr qu’à ses auteurs, et jamais à la communauté toute entière ou à son culte. Les extrémistes, même quand ils sont au pouvoir par despotisme contre le gré des peuples, demeurent toujours en toute logique, des hors-la-loi.

Sachez en plus cher Jean Delarue, que selon l’enseignement de l’islam au moins, nulle génération présente n’est responsable des forfaits des générations précédentes, pour autant qu’elle les désapprouve et n’adhère plus à leurs forfaits. C’est ainsi que, ni les musulmans et ni les chrétiens ni les juifs ni toute autre communauté d’aujourd’hui, ne doit être tenue pour responsable des outrances des générations passées, quand ils les réfutent en bloc.

Quant au Coron cher Jean Delarue, non seulement je le lis tous les jours, mais je fais de mon mieux pour, comme il se doit, le vivre chaque seconde. Et j’espère que la forme et le fond de tous mes messages sur ce forum soient pour peu que possible, conformes à son enseignement. Et je m’empresse de dire que je n’ai jamais eu la prétention d’avoir réussi à m’y conformer comme il se doit. Je ne fais toujours que de mon mieux pour y parvenir.

Sachez toutefois et à ce propos, qu’il n’y a que les fanatiques parmi nous tous, de tout culte et de toute culture, qui se grisent de la très tendancieuse prétention d’avoir atteint un degré de piété et de pureté inégalable dans un domaine ou un autre. Et il n’y a rien de plus dangereux chez tout être humain, que de croire avoir atteint la pureté en telle ou telle chose, comme la race ou le culte ou la morale. C’est ainsi qu’il pense tout naturellement, que tous ceux qui sont différents de lui ou sont en désaccord avec lui, sont ipso facto des impurs et des hérétiques, bons à écraser de sang froid et à éliminer comme des mouches, sans la moindre pitié ni le moindre scrupule. Et dès qu’ils ont en l’occasion ils ne s’en privent pas du tout.

Or, croyez-moi, cher Jean Delarue, que selon les valeurs de l’islam et l’enseignement du Coron auquel vous ne croyez pas de bon droit, il est fortement recommandé de faire d’abord et toujours preuve de modestie, d’avoir la conscience que le fidèle, quel que soit son degré d’intégrité et de probité, n’est tout le temps qu’un être faillible susceptible de dévier s’il n’y prend pas garde. De ce fait il ne doit jamais prétendre ou se laisser croire être pur ou plus pur qu’autrui en quoi que ce soit, ni de juger autrui moins bon que soi-même. Notre culte nous recommande même d’avoir de l’indulgence pour ceux que nous croyons de bonne foi, ne pas être sur le bon chemin, car l’homme est versatile. Et qui sait, demain ou plutard, il peut redevenir en matière d’éthique et de morale mieux que d’autre, voire que soi-même.

Vous me demandez si je ne regarde pas le journal télévisé pour me rendre compte que partout où il y a des musulmans le sang coule et que les adeptes d'autres religions n'ont qu'à souffrir ?. Que ce soit en Inde ou en Thaïlande ou à Bali ou ailleurs. Et vous finissez par me dire, si c'est cela un message de paix, quelqu'un a mal compris sans doute.  

 

  En réponse j’aime vous rappeler cher Jean Delarue, qu’il ne convient toujours pas et du tout d’imputer les forfaits des musulmans à l’islam. Et j’ai montré dans mes messages précédents comme c’est injuste de raisonner de cette façon. Les musulmans ne sont que des êtres humains comme vous et moi. Ils sont par essence faillibles. C’est ainsi que l’horreur est le lot commun à toute l’humanité. Partout dans le monde, il n’y a que les gens qui travaillent aux tribunaux, dans les services de la sécurité publique et aux urgences, qui ont le triste privilège de voir et de vivre au quotidien de telles horreurs dont la plus grande majorité ne fait pas, par bonheur, les unes des journaux. Sinon on serait dégoûté du genre humain.

Et le sang a hélas longtemps coulé en Europe entre Européens durant des siècles. Convient-il de l’imputer au christianisme, religion dominante de la région ? Certes non. Il en a coulé à flot au Vietnam, faut-il l’imputer au culte de l’un ou de l’autre des belligérants ? Certes non. Et les quatre vingt mille victimes d’Hiroshima, fauchées d’un seul coup, est-ce à imputer à tel ou tel culte. Pas du tout. Tout ce sang qui a coulé et qui coule toujours un peu partout dans le monde, et dont nous nous ressentons tous avec le plus grand regret et le non moins grand dégoût, n’est à imputer qu’au mal qui existe au fond de l’homme même, d’où qu’il soit et de n’importe quel culte et n’importe quel culture il soit.

  Quant aux extrémistes de tout temps et de toute région au monde, ont beau revendiqué leurs hideux forfaits au nom de tel ou tel culte ou telle ou telle idéologie, ils n’ont au fait ni morale ni éthique d’aucun genre. Au-delà des groupuscules qui se disent fallacieusement d’"idéaux islamiques" il y a eu les brigades rouges en Italie, action directe en France, le groupe Baader-Meinhof en Allemagne, le très hideux Ku Klux Clan aux Etats-Unis d’Amérique, le sentier lumineux je ne sais où,  et bien d’autres au Japon et ailleurs. Leurs crimes ne sont à imputer à nul culte quoiqu’ils s’en revendiquent.

Le sang qui de nos jours, coule à flot et à notre grand regret, en Irak, date de l’invasion Américano-britannique. Si c’est dû à l’islam, comme vous semblez le croire, cela veut dire que les Irakiens n’étaient pas musulmans avant cette date. C’est absurde, n’est-ce pas ? Et pas besoin de vous citer les zones de crise dans le monde musulman où coule encore du sang. Est-ce que dans l’immense reste de ce monde où règne la paix comme chez-vous, il n’y a plus d’islam ??? Les gens n’y sont plus musulmans ? N’est-ce pas toujours absurde ?

 

Faites par analogie le même raisonnement et vous verrez par conséquent, que de tels carnages, étaient et sont plutôt intimement liés à des accumulations d’erreurs politiques, inhérentes à la faillibilité de l’être humain, plus que toute autre chose, et dont profitent à souhait les extrémistes de tout bord. Quand par négligence, on laisse traîner des ordures dans la rue, l’on ne doit pas s’étonner de voir y affluer des mouches de toute part.  

J’espère enfin, que ma "flagellation-ci", puisse nourrir chez les lecteurs encore suspicieux, des sentiments meilleurs envers tous leurs semblables, qui par bonheur ne doivent pas leur ressembler en tout. Sinon ce serait triste de vivre un monde si gris par une débile uniformité de culture et de culte. Ce qui fait le charme de la vie cher Jean Delarue, c’est la diversité de ces cultures et de ces cultes. Et c’est à la recherche de ce charme que bon nombre de touristes paient le prix fort, pour le vivre sur place très loin de chez eux. Pour celui qui, chez vous, n’a pas les moyens de se payer ce luxe, ce charme est venu jusqu’à sa porte tout près de chez lui, pour autant qu’il daigne ôter ses lunettes sombres afin de bien en profiter sans avoir à se déplacer ni à débourser le moindre sou.
Amicalement vôtre cher Jean Delarue

                                                                                                                      Mustapha

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                                                                                                                      Le 12/03/06

 Selon la morale cultuelle invariante l’insulte d’autrui doit plutôt signifier énormément. 

 

  Bonjour Jean…

Quand vous dites : « Si votre morale juge impardonnable de caricaturer le prophète, c'est votre droit le plus strict d'éviter de le faire. Mais pour moi, cette règle ne signifie rien. » vous n’êtes que très logique avec vous-même, parce que vous n’avez de repère en matière d’éthique que la fameuse morale humaine toute relative, et qui varie dans le temps et l’espace dans un sens ou un autre.

Selon la même éthique versatile, l’intégrité morale voire physique du juif ne signifiait rien également pour une minorité de gens antisémites en Europe. Et ils s’amusaient avec un malin plaisir à caricaturer aussi son faciès, en le montrant au grand public avec un nez crochu, pour dire qu’il s’agit d’un être hideux ; cause de tous les maux de la société. Une telle morale a fini en toute logique par conduire au terrible holocauste.

Et une fois le forfait macabre découvert, la communauté européenne a pris la peine de modifier ladite morale mouvante pour consacrer à coup de lois, toutes les intégrités du pauvre juif dignes d’être préservées au même titre que celles des non juifs.

Il a fallu donc à la fameuse morale humaine un si terrible tribut en vies humaines et un si grand lot de souffrances pour faire ce progrès géant afin que l’immoral signifie en fin de compte quelque chose pour tout le monde.

 

Sous l’égide de la morale humaine mouvante monsieur, faut-il à l’Europe un autre génocide contre les musulmans pour qu’enfin une telle éthique y fasse un autre progrès censé leur garantir l’immunité contre toute atteinte à l’une ou l’autre de leurs intégrités ? Certes pas ; j’en suis sûr. Et pourtant c’est dans ce continent, juste à la fin du dernier siècle qu’il y eut le terrible massacre de huit mille Bosniaques musulmans en raison de leur culte. Et il a fallu au roi Fahd d’Arabie, peser de tout son poids auprès du Président Clinton, afin qu’il force les Européens à l’usage de la force de l’OTAN contre Belgrade pour empêcher la poursuite d’un autre massacre du même genre au Kosovo.



Et je n’ai plus besoin de réitérer ici les témoignages qui montrent qu’en revanche, de l’autre côté de la rive de la Méditerranée, dans tout le monde musulman, a plutôt et toujours prévalu la constance imperturbable de la morale divine qui garantit à tout être humain, quels que soient son culte, sa culture et sa race, la préservation de ses cinq intégrités, à savoir :
1. Son intégrité morale
2. Son intégrité physique
3. Son intégrité patrimoniale
4. Son intégrité confessionnelle
5. Et son intégrité mentale

 

Et c'est heureusement aujourd'hui la morale universelle du notre monde moderne n(en déplaise à tous les integristes de tout bord.

Afin de mieux consolider et à jamais, la protection des cinq intégrités des minorités religieuses parmi les musulmans, contre toute agression de la part d’éventuels mufles musulmans de tout temps, l’islam a décrété pour chaque membre de ces communautés le statut de "protégé de l’Etat". Il s’agit de ce qu’on appelle le dimmi. Et je ne sais que trop bien que l'ancien régime politique qui était l'unique monnaie courante àl'époque en a fait un hideux usage quand il imposait aux non musulmans le paiement de la dîme dite djizia et les privaient en plus de leurs droits politiques. Mais c'était la nature même des uniques régimes politiques de l'époque. 

 

Il n'en ai plus de même aujourd'hui, et nul érudit digne de foi ne cautionnerait les forfaits de l'histoire. Selon les valeurs du temps moderne et conformes à celle de l'islam; quand les vichystes ont voulu transposer au Maroc colonisées, l’application des tristes lois discriminatoires contre la communauté juive marocaine, le roi feu Mohamed V, mu et imbibée de la même morale divine, s’y est opposé de toutes ses forces, soutenu dans cette lutte par les autres Français sur place, loyaux alors de la France Libre de l’époque. Il disait à ses détracteurs : « ne touchez pas à mes sujets juifs. Dans mon pays il ne peut y avoir des lois spéciales pour une quelconque communauté en dehors des autres ». Une telle résistance a duré jusqu’à ce que les alliers aient pu prendre le dessus à Casablanca. Et il en fut et il en sera toujours de même dans tout le monde musulman, quelle que soit les douloureuses et endémiques crises qu’endure le Moyen Orient. Ce qu’y est sacré, il le restera toujours au profit de ses citoyens de tout culte, de toute culture et de toute race, quelle que soit la conjoncture de la politique nationale ou internationale.

 

Pourtant une telle puissance de l’Etat au profit des dimmis minoritaires compense ainsi pour eux, le poids de la différence numérique dont jouissent les musulmans majoritaires. Et c’est ainsi que l’éventuel musulman rustre, comprend que toucher à l’une ou l’autre des intégrités du juif ou du chrétien ou de tout non musulman signifie de facto une atteinte aux intégrités de l’Etat tout puissant. ceci quand les politique eux mêmes ne dérogeaient pas à la sacro-sainte règle.

Et en cas de troubles ou de cahot, l’Etat a toujours eu ainsi ce salutaire instinct de vite dépêcher ses forces afin de protéger en premier ses dimmis au même titre et avec la même vigueur qu’elle ne le fait pour ses infrastructures administratives et vitales.

Tel est le noble concept de dimmi dans l’islam, hélas tant décrié soit par ignorance, soit parce que déformé des fois par les quelques forfaits de l'histoire des musulmans, soit de mauvaise foi, alors qu’il s’agit d’un concept on ne peut plus progressiste au monde, en matière des droits de l’homme.

Et si seulement, il était partout en vigueur sur cette planète, l’on aurait évité et l’on évitera pour toujours bien des génocides. C’est pour vous dire cher Jean, que le statut de dimmi est l’une des composantes de la constante et pérenne morale divine, à laquelle est parvenue enfin dans le monde moderne, la morale humaine mouvante et versatile, .

Les minorités musulmanes et toutes les autres minorités chez vous et ailleurs au monde jouissent de nos jours du statut de dimmi ou protégé de l’Etat, bénéficiant de ce fait de l’immunité contre toute agression de la part de tout raciste extrémiste et xénophobe. C’est ainsi que la morale humaine a fini ici une fois de plus, à rejoindre l’immuable morale divine. Et pourvu qu’elle soit généralisée au profit de toutes les minorités sans exceptions partout dans le monde.

Sauf que ce noble concept de dimmi, de source éthique invariante divine, consiste également, comme vous le disiez si bien ci haut, à faire un pas vers un chemin dangereux pour "la morale" du lobby de l’extrême droite partout dans le monde. C’est dangereux bien sûr pour son capital politique poujadiste, fait uniquement de haine raciste et de xénophobie.


Or l’une des manières les plus civilisées pour prévenir de telles horreurs, consiste à s’opposer avec force, dès maintenant et toujours, à toute liberté d’insulte contre la communauté musulmane et contre toute autre communauté, comme c’est le cas et à très juste titre pour la communauté juive. Quand la morale humaine fera-t-elle un si salutaire progrès pour toute l’humanité ? Il viendra sûrement ; mais quand ? Je ne le sais pas.

Certes la morale humaine mouvante fait des progrès, mais très lents et à prix de lourds dégâts, vers la morale divine constante et exhaustive. L’apartheid n’était immoral que pour la communauté qui en était victime. Pour les Blancs de l’Afrique du Sud et une partie des Blancs partout dans le monde, et non pas tous, cette règle ne signifiait aussi rien.

Et Nelson Mandela n'y était considéré que simple agitateur terroriste. Il a fallu de dures luttes, de nombreuses victimes et d’énormes souffrances pour qu’enfin le juste selon la morale constante divine soit reconnu valeur morale humaine. Et Mandela comme bien d’autres leaders de la lutte pour la libération de leurs peuples, sont passés du statut de terroriste notoire au rang de chef d’Etat, à qui l’on tend le tapis rouge avec les protocoles d’honneur d’usage. Viendra donc sûrement le jour où l’immoralité de porter atteinte à la dignité des musulmans soit admise par la morale humaine et signifiera pour tout le monde quelque chose. Le juste finit toujours par l’emporter sur le faux.

Amicalement vôtre. Et à bientôt avec la suite de ma réponse à votre message intitulé : sources de la morale »

                                                                                                                            Mustapha

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                                                                                                                   Le 15/03/06

Le noble concept de dimmi dans l’islam.

Il est utile de rappeler que la protection accordée aux dimmis ne l’était pas gratuitement. En échange ces derniers devaient se montrer soumis et payer un impôt. On peut se demander d'ailleurs pourquoi il y avait et il y a toujours un statut spécial pour les chrétiens et les juifs en terre d'Islam statut qui en fait des citoyens "tolérés». Quand aux athées, aux incroyants, leur vie ne doit pas être facile dans ces pays. L'Islam, religion égalitaire ne l'est que pour les musulmans. Pour les autres, elle ne l'est pas. 

                                                                                                                                           Olivier P.

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                                                                                                                                                                  Le 16/03/06

La critique de bon droit n’a rien à voir avec la diffamation.

 Cher Olivier 

 

 J’ai commencé mon message-ci par te vouvoyer, puis sans trop savoir pourquoi, je me se suis trouvé en train de te tutoyer comme une vieille connaissance. J’ai pris alors le risque de revoir mon texte pour m’adresser à toi à la seconde personne de singulier, et j’espère que tu ne le prennes pas mal.

  C’est vrai cher Olivier, que le dimmi devait payer un tribut dit la Jizzia. Qui devait le payer parmi les dimmis ? Pourquoi devait-il le payer ? Combien devait-il verser ? Est-ce une pratique toujours en vigueur ? etc…. tout cela concerne le non musulman en terre de l’islam.

De ce fait vous avez infiniment raison, non seulement de savoir de quoi cela retourne, mais vous avez également le plein droit  de critiquer une telle pratique, même à titre posthume. Et beaucoup de non musulmans en terre de l’islam même, ne s’en privent pas et en profitent même pour dire que notre culte est injuste en ce point au moins.

Les musulmans n’en ont jamais fait un cas et ne s’en sont jamais offusqués. Et c’est tout naturel, car toute critique de n’importe quelle pratique cultuelle islamique qui concerne la dignité et les intérêts des non musulmans est tout à fait légitime. Ce qui par contre ne l’est pas, c’est toute pratique qui ne concerne que les fidèles. C’est ainsi que la prescription par l’Eglise du célibat des prêtres par exemple, ne regarde que les prêtres eux-mêmes, sans que personne n’ait nul droit d’y mettre son nez pour fouiner dans leur vie privée.

 

 Et j'affirme haut et fort que le prix payé par le dimmi pour vivre en terre de l'islam est invention iniques des régimes politiques anciens qui gouverné le monde musulman. Et pour l'assoire leurs jurisconsultent ont fait une interprétation fallacieuse d'un texte du Coran qui parle de djizzia qui était un tribut à payer par l'Etat vaincu dans une guerre, afin de maintenir le rapport de force à l'avantage du vinqueur. Chose habituelle depuis la nuit des temps et qui n'a nul rapport avec le citoyen non musulman dimmi. Mais hélas...les politiques n'ont font qu'à leur tête et c'est l'islam qui est toujours à tort accusé de leurs forfaits.

  Mustapha

 

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Published by mustapha HMIMOU - dans liberté d'expression
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